(5) Articles

Déjà inscrit ou abonné ? Connectez-vous ici

Accédez à cet article gratuitement

Il suffit de vous inscrire à nos infolettres

Vous recevrez maintenant nos infolettres par courriel. Sachez que vous pouvez vous désabonner en tout temps en suivant le lien "Me désabonner" dans le bas d'une infolettre.

Couches lavables: absorption, humidité, séchage et tailles

Par Clémence Lamarche Mise en ligne : 16 avril 2010  |  Magazine : mai 2010

Photo: Réjean Poudrette

L’absorption

Qu’elle soit lavable ou jetable, une couche doit d’abord avoir un bon pouvoir d’absorption. Nous avons mesuré la quantité maximale de liquide que peut retenir chacun des modèles testés. Les résultats sont impressionnants: selon leur format respectif, la majorité des couches retiennent plus de liquide que l’urine produite en 12 heures par un bébé de 12, de 22 ou de 30 livres (de 5,5, de 10 ou de 13,6 kg). Bien sûr, elles sont alors très mouillées et pas nécessairement confortables. On trouve des modèles qui présentent une bonne absorption dans tous les types de couches: moulées, à poche ou tout-en-un.

En général, toutefois, les tailles plus grandes obtiennent de moins bon résultats que les plus petites. Même constatation en ce qui concerne les couches de taille unique – qui doivent convenir aussi aux bébés plus âgés – lorsque nous les avons testées dans les mêmes conditions que les grandes. Quant au tissu du noyau absorbant, le coton donne de moins bons résultats que le chanvre, le bambou ou la microfibre. La capacité d’absorption que nous avons mesurée n’est toutefois pas absolue: les couches qui ont une poche permettent de l’augmenter. Il suffit d’y ajouter un ou des coussinets absorbants (inserts). C’est bien sûr le cas de tous les modèles à poche, mais aussi de la couche moulée Omaïki et des couches tout-en-un BumGenius et Drybees.

Nous avons également mis à l’essai des couches jetables correspondant aux poids de nos trois catégories, et dans les mêmes conditions de test. Résultats: les couches jetables retiennent moins de liquide que la plupart des modèles lavables. Toutefois, il ne faut pas oublier qu’elles sont moins volumineuses et lourdes que leurs homologues réutilisables.

Retour d'humidité

Pour que le confort du bébé soit assuré, ses fesses doivent demeurer au sec. Nous avons mesuré l’humidité du tissu directement en contact avec sa peau. Première constatation : les couches qui sont munies d’un revêtement intérieur en micro-suédine ou en molleton micro-Polar s’en sortent mieux que les autres. Par contre, nous avons mis à l’épreuve trois échantillons de chacun des modèles et noté d’importants écarts dans certains cas. Après discussion avec quelques fabricants, cela s’expliquerait par des variations entre les lots de tissu utilisés. Il apparaît que la fabrication de couches lavables, même par des compagnies qui ont d’importants volumes de ventes, soit encore un peu artisanale.

Quant aux couches jetables des trois tailles testées, leur barrière protectrice est aussi performante que celle des meilleures couches lavables, et elles auraient obtenu la cote AA à cet égard.

Temps de séchage

Que vous optiez pour l’écologique corde à linge ou la rapide sécheuse, une couche qui sèche vite est toujours appréciée. Pour notre test, nous avons opté pour un séchage sur la corde dans des conditions de température, de pression et d’humidité contrôlées.

Les meilleures couches sèchent en un peu plus de cinq heures, alors que les pires mettent près de 18 heures. Les couches à poche ont l’avantage: comme elles se défont en plusieurs morceaux, elles sèchent généralement plus vite que les autres.

Utilisation

Nous avons demandé à trois parents de manipuler les couches testées. Deux d’entre eux ont nettement préféré les attaches Velcro aux boutons-pression, alors que l’autre n’a pas vu de différence notable. Pour les papas aux grandes mains, notez que certaines couches à poche sont plus difficiles à assembler, car elles sont trop étroites (à vérifier avant d’acheter). Finalement, certains de nos juges ont peu apprécié les replis de tissu des couches de taille unique utilisées dans leur plus petite configuration, car ils les font paraître trop grosses pour la taille du bébé.

Une fois nos tests terminés, nous avons voulu mettre à l’épreuve nos meilleurs modèles dans des conditions d’utilisation réelles. Nous les avons donc envoyés dans une demi-douzaine de familles et avons recueilli leurs commentaires après deux semaines d’utilisation. Les avis sont assez divergents: selon la taille et la morphologie de chaque bébé, un modèle peut être plus ou moins bien adapté.

Achats sur le Web

Depuis quelques années, les couches lavables gagnent en popularité. Les boutiques spécialisées dans ce type de produit poussent comme des champignons dans toutes les régions du Québec et sur le Web, et on trouve de plus en plus de marques québécoises sur le marché. Les amateurs de couches lavables sont très actifs sur le Web. 

Aux États-Unis, sur des sites comme diaperpin.com, ils discutent de leurs modèles favoris ou des problèmes qu’ils rencontrent; au Québec, le vert-bebe.forumdediscussions.com remplit un peu la même fonction. En visitant ces sites, on constate qu’il existe une catégorie d’utilisateurs (et surtout d’utilisatrices) qui font véritablement collection de couches lavables; en anglais, on les appelle hyenas (hyènes). Sur hyenacart.com, par exemple, elles cherchent les couches exclusives, offertes en quantité limitée et qui peuvent coûter plus de 50 $ l’unité. 
 

Taille unique

Plus économiques que les modèles multitailles, ces couches sont conçues pour faire de la naissance à la propreté (typiquement entre 8 et 35 lb [3,6 et 16 kg]); on ajuste la taille habituellement avec des boutons-pression ou parfois avec des attaches Velcro. Bien qu’elles soient aussi adaptées aux bébés naissants, elles peuvent paraître disproportionnées sur ces petits êtres.

Multitaille

Offertes en deux, trois, quatre, voire cinq tailles, les couches multitailles permettent généralement un meilleur ajustement. Bien que cette option soit plus chère à cause du nombre plus élevé de couches à acheter, elle peut être intéressante si vous pensez les utiliser pour plusieurs enfants. Et rien ne vous empêche de choisir une solution mixte: petites couches multitailles pour les premiers mois de bébé, puis modèles de taille unique.

Ajouter aux favoris
Ajouter aux favoris

Pour suivre toutes les mises à jour et nouveautés sur cet article, vous devez être connecté.

Loisirs et famille

Commentaires 35 Masquer

L'envoi de commentaires est un privilège réservé à nos abonnés.

  • Par Vicky Ward | 31 octobre 2013

    Mangez-vous avec des assiettes jetables à tous les jours? Non ... alors pourtant il faut utiliser de l'eau pour lavaer la vaisselle! Pour moi c'est le même argument pour les couches lavables. La consommation d'eau d'une brassée de couches aux 2-3 jours (surtout maintenant avec les laveuses frontales) n'est pas comparable à la quantité d'eau, de ressources et de produits chimiques utilisés pour fabriquer 5000-7000 couches jetables par enfant!! Et en plus les coûts et risque de contamination de ces couches pleins de caca, enrobées de sacs de plastique dans nos dépotoirs pour plus de 500 ans! Wow, personne peut argumenter ceci! Même si ça prends aussi de l'eau pour fabriquer et laver les couches lavables, c'est sans comparaison de 5000-7000 couches par enfant au dépotoir. Plusieurs garderies acceptent maintenant les couches lavables, alors plus d'excuses. L'excuse c'est que notre société est rendue tellement lâche qu'on se trouve des excuses et des arguments faux. Pour répondre au commentaire précédent à propos d'une réaction chimique des selles et de l'urine ??? Ça ne fait aucun sens. Je suis infirmière en néonatologie depuis 12 ans et je peux dire que le bébé sera inconfortable dans son urine et ses selles peu importe la couche. Moins la couche respire, plus de risque que les bactéries entre et que l'urine se retransforme en ammonium - et c'est ça qui cause les érythèmes fessiers en plus des selles qui brûle la peau! Le truc ... changer la couche de vos enfants fréquemment (2-3h) peu importe la couche utilisée (sauf la nuit c'est sure).

  • Par DORIS COURTEMANCHE | 19 novembre 2012

    Quel est le savon ou l'ingrédient problématique en question qui a brisé votree laveuse?

  • Par Mylène Rivest | 04 mars 2013

    J'aurais dû lire le Protégez-vous avant d'acheter 24 couches Omaïki qui fuient, fuient et refuient! En plus, le service à la clientèle n'est pas génial.

    Par FRANCOIS-XAVIER CHOINIERE | 04 mars 2013

    Meme probleme avec les couches Pratik de Mere Helene. C'etait un nouveau modele et nous avons eu beaucoup de fuite. Nous avons fini au bout de 6 mois par nous les faires echanger. Evidemment, ils nous ont dit que nous etions les seuls a nous plaindre, etc.
    Quelques mois plus tard ils ont retirer le modele!!!
    Ils nous les ont remplacer par des couches Magik. Ce n'est pas genial non plus mais on a mois de fuite puisque notre enfant est plus vieux.
    Par contre, nous avons achete des couches BumGenius et elles sont vraiment bonnes. Rien a redire: Absorbantes, le tissus reste sec meme quand la couches est pleine, etc.
    Pour notre prochain, on achetera un kit de BumGenius.
    Nous souhaitions acheter des couches faites au Quebec mais si c'est au detriment de la qualite on va laisser faire. C'est domage.

  • Par LISE PLANTE | 04 mars 2013

    Idem pour les couches LOGIK de Mère Hélène... Lorsque ma fille avait moins de 6 mois, les couches étaient trop grandes et fuyaient abondamment au niveau des cuisses. Maintenant qu'elle a de plus grosses cuisses, elle bouge plus et la couche se tord et se déplace tellement qu'elle se détache sans arrêt! Ces couches n'ont été d'aucune utilité... Une chance que j'ai la cause de l'environnement à coeur... j'ai donc acheté d'autres couches lavables!

  • Par Evelyne Croteau | 11 septembre 2014

    J'abonde dans le même sens, nos mères et grand-mère et arrières grands-mère n'avaient pas le choix elles et elles comme nous n'en sommes pas mortes. J'ai cinq enfants, une garderie et un conjoint qui travail 12h00 par jour et je trouve le temps .....alors.