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Prendre l'avion: aide-mémoire pour décoller l'esprit tranquille

Par Céline Montpetit Mise en ligne : 12 avril 2018  |  Magazine : mai 2018

Shutterstock.com

Passeport, bagages en soute, en cabine, enregistrement en ligne, réservation de sièges…. Il y a beaucoup de choses à penser avant de prendre l’avion. Voici nos conseils pour partir en toute zénitude.

Vous êtes sur le point de partir à l’étranger ? Avant de vous mettre en route pour l’aéroport, votre petit hamster intérieur s’active. « Ai-je le droit d’apporter ma crème hydratante dans mon bagage à main ? Mon passeport expire dans deux mois ; pourvu que ça ne me cause pas d’ennuis dans le pays où je me rends… Zut ! J’ai oublié de m’enregistrer en ligne 24 heures avant le départ. »

Personne n’a envie de vivre un début de vacances angoissant. Suivez notre guide pour bien planifier votre départ et quitter la maison sans vous stresser.

Vérifiez votre passeport

Assurez-vous qu’il est en règle et qu’il répond aux exigences d’entrée du pays visité. Ainsi, de nombreuses contrées exigent que vous ayez un passeport encore valide plusieurs mois après la date de retour prévue. Par exemple, si vous vous envolez pour le Maroc, votre passeport devra être toujours valable au moins six mois après votre date de retour au Canada. En France, c’est trois mois.

Au moment de réserver votre billet d’avion, assurez-vous aussi d’inscrire votre nom de la même façon qu’il figure sur votre passeport. « La moindre faute d’orthographe ou coquille pourrait occasionner un refus d’embarquement », met en garde la blogueuse Marie-Julie Gagnon, spécialisée dans le domaine du voyage.

Enfin, avant de partir pour l’aéroport, vérifiez que vous avez en main tous les autres documents requis pour votre famille et vous, comme votre permis de conduire international ou les visas nécessaires.

>> À lire aussi: Avant de partir pour l’aéroport, assurez-vous d’avoir le bon passeport!

Magasinez vos devises étrangères

Vous souhaitez acheter des devises pour vos menues dépenses ? Sachez que les bureaux de change offrent généralement les meilleurs taux. Mais attention : évitez ceux des aéroports, qui ont la réputation d’exiger des frais de conversion nettement supérieurs à ceux du marché, affirme Annie Gauthier, porte-parole de Voyages CAA-Québec. « Comparez les prix, car ils varient d’un établissement à l’autre, et appelez avant de vous déplacer pour vous assurer qu’ils ont la devise en stock », recommande-t-elle.

Informez-vous sur votre correspondance

Pour éviter de courir comme un écervelé entre deux vols, lisez attentivement l’information qui figure sur votre réservation, y compris les tout petits caractères, recommande Angelina Miconiatis, directrice principale des produits voyages à CAA-Québec. Vous saurez ainsi à l’avance si vous devez changer d’aéroport pour prendre votre correspondance. Un conseil que valide Guillaume Paulhus, qui est étudiant à Montréal (et le fils de l’auteure de ces lignes !). « À mon retour du Japon, l’an passé, j’avais une correspondance à New York, raconte-t-il. Or, mon vol final partait d’un autre aéroport. Heureusement, j’avais prévu le coup dans mon horaire et mon budget. Il a fallu environ 40 minutes en taxi pour me déplacer de l’aéroport LaGuardia à celui de JFK, une dépense de 50 $ US. »

Vous aurez peut-être à récupérer et à réenregistrer vos bagages ou à passer les douanes lors d’une correspondance, ce qui peut prendre un certain temps, et ce, même si vous n’avez pas à changer d’aéroport. Renseignez-vous auprès de votre compagnie aérienne ou de votre agent de voyages, ou au comptoir d’enregistrement.

Vous avez du temps à tuer entre deux vols, mais pas assez pour visiter les environs ? Un bon plan : profitez des salons d’aéroport, qui offrent souvent un buffet, des boissons alcoolisées et le Wi-Fi, moyennant un prix d’entrée d’environ 30 à 40 $ par personne. L’application LoungeBuddy vous permet de réserver votre place dans la plupart des salons (en anglais seulement ; sur iOS et Android).

Soyez « techno avisé »

Les appareils électroniques (téléphones intelligents, tablettes, liseuses, etc.) sont permis à bord. Au moment de passer le point de contrôle, vous devrez retirer votre ordinateur portable de son étui pour le placer dans le bac. « Les appareils électroniques peuvent faire l’objet de vérifications, et ceux ne pouvant être mis sous tension ou ne fonctionnant pas seront possiblement refusés à bord », prévient Debbie Cabana, porte-parole d’Air Transat. Assurez-vous de bien charger leurs piles avant de partir.

Vous aimez regarder un film ou écouter de la musique pendant le vol ? Pensez à télécharger l’application de votre transporteur avant le décollage afin de pouvoir accéder à son programme de divertissement.

>> À lire aussi: 30 applications pour mieux voyager

 
Pesez votre valise
Les prix diffèrent d’un transporteur à l’autre, selon les destinations et la classe tarifaire (économique ou supérieure). Par exemple, si vous avez acheté un forfait tout inclus vers le Sud avec Air Transat, vous pouvez enregistrer gratuitement un premier bagage d’un poids maximal de 23 kg. Vous avez payé pour le vol seulement ? Dans ce cas, le transporteur exigera 25 $ pour un bagage de 23 kg ou moins, aller seulement. Agent de voyages pour Voyages Malavoy, Alain Barbe conseille de prépayer votre bagage en ligne : « Certains transporteurs aériens, souvent européens, accordent un rabais pouvant aller jusqu’à 20 % quand vous payez sur leur site. Ça vaut la peine de vérifier. »

Assurez-vous de toujours bien respecter les limites de poids pour ne pas avoir de mauvaises surprises au comptoir d’enregistrement. « Les compagnies aériennes sont de plus en plus pointilleuses sur le respect de leur politique de bagages », indique Alain Barbe. Par exemple, Air Transat exige des frais de 75 $ pour tout excédent de poids, peu importe le type de vol. Cette pénalité est de 78,75 $ du côté de Sunwing et de 100 $ à bord des avions d’Air Canada. Il est donc important de peser vos bagages avant de partir.

Réservez l’espace pour votre bagage hors format
Vous traînez avec vous un vélo ou des skis ? Renseignez-vous sur le site internet de votre compagnie aérienne au sujet des tarifs et des consignes d’emballage. Et surtout, n’attendez pas à la dernière minute pour réserver l’espace nécessaire, car les avions ont une capacité limitée. « Si vous tombez sur un vol qui transporte un groupe de cyclistes, par exemple, et que vous n’avez pas réservé, on pourrait refuser de transporter votre bagage hors format », prévient Alain Barbe.

Mettez le bon cadenas
Par mesure de précaution, vous avez l’habitude de verrouiller votre valise ? Utilisez un cadenas agréé par la Transportation Security Administration (TSA), en vente dans plusieurs grands magasins et boutiques de plein air, ou encore en ligne. En cas de fouille, les douaniers pourront le déverrouiller à l’aide d’une clé universelle plutôt que d’avoir à le briser. Pour reconnaître ce type de cadenas, repérez le petit losange rouge qui prouve sa certification TSA.

 

 
Mesurez les dimensions
Règle générale, les compagnies aériennes vous autorisent à transporter deux bagages de petit format (une petite valise à roulettes et un sac à main, par exemple). Les dimensions et le poids maximal permis varient selon le transporteur, la destination et la classe tarifaire. Respectez ces consignes ; autrement, « vous risqueriez de devoir enregistrer les bagages non conformes [pour les envoyer en soute], ce qui peut occasionner des frais », explique Debbie Cabana, porte-parole d’Air Transat.

100 ml ou 100 g : suivez la règle
Tout liquide, aérosol ou gel (shampoing, fixatif à cheveux, crème pour la peau, bouteille d’eau, etc.) compris dans votre bagage à main ne doit pas dépasser 100 ml ou 100 g (3,4 oz) en quantité. Ces produits doivent être rangés dans un seul sac transparent et refermable de 1 L (environ 15,24 x 22,86 cm [6 x 9 po] ou 20 x 17,5 cm [8 x 7 po]). Chaque passager n’a droit qu’à un seul sac.

Un p’tit creux dans les airs
Les aliments solides qu’on apporte de la maison (sandwichs, barres tendres, fruits, etc.) sont permis. Par contre, la restriction des 100 ml ou 100 g touche tout aliment non solide, tels les yogourts, le beurre d’arachide ou les compotes. Un truc pour l’eau : apportez une bouteille vide réutilisable et remplissez-la à la fontaine une fois le contrôle de sécurité passé. Si vous prenez un vol international, mieux vaut consommer vos aliments avant d’arriver à destination, car « certains peuvent être interdits ou faire l’objet de redevances douanières dans le pays que vous visitez », selon Air Transat. Ils pourraient donc être confisqués à votre arrivée.

Des exceptions
La règle des 100 ml ou 100 g ne s’applique pas aux aliments, boissons et articles pour bébé, si vous voyagez avec un enfant de 2 ans et moins. Vous pouvez apporter sans crainte de la purée, du lait, de la préparation pour nourrisson, de l’eau et du jus, par exemple. Les pochettes réfrigérantes sont permises à bord pour conserver le tout au frais, et vous n’avez pas à emballer les produits pour bébé dans un sac transparent. Toutefois, soyez prêt à les montrer à un agent pour inspection.

Tout médicament (vendu sous ordonnance ou non) est autorisé à bord, et vous n’êtes pas tenu de présenter un document médical pour le justifier. Attendez-vous cependant à ce que les agents en fassent la vérification. Par ailleurs, ne rangez jamais vos médicaments dans votre bagage enregistré : s’il fallait que ce dernier se perde ou soit livré en retard, vous en seriez privé.

Pour consulter la liste de ce que vous pouvez ou non transporter en cabine ou en soute, rendez-vous sur le site de l'Administration canadienne de la sûreté du transport aérien

>> À voir aussi: Carte interactive des agences de voyages québécoises

Enregistrez-vous en ligne

La plupart des compagnies aériennes incitent les voyageurs à s’enregistrer en ligne 24 heures avant le départ. Cette étape n’est pas obligatoire : vous pouvez le faire à l’aéroport, au comptoir ou à une borne libre-service. « Le principal avantage de s’enregistrer d’avance, c’est de ne pas avoir à vous présenter au comptoir d’enregistrement si vous n’avez pas de bagage en soute », explique Jacques Roy, professeur en gestion des transports à HEC Montréal. « Il vous suffit d’imprimer votre carte d’embarquement à la maison ou à une borne libre-service et de passer directement au contrôle de sécurité, explique Angelina Miconiatis, de CAA-Québec. Certaines compagnies aériennes offrent aussi une carte d’embarquement électronique que vous recevez sur votre téléphone intelligent. Par contre, si vous voyagez avec un bébé de 24 mois ou moins, la plupart des compagnies exigent que vous vous présentiez au comptoir d’enregistrement. »

Par ailleurs, « en cas de survente de sièges, le voyageur qui s’est préenregistré risquera moins d’être exclu du vol que celui qui le fait au moment du départ », ajoute Angelina Miconiatis.

Survente de sièges

Pour compenser les annulations de dernière minute, les transporteurs aériens vendent souvent plus de billets qu’il n’y a de places disponibles dans l’avion. Difficile de savoir combien de « victimes » se voient refuser l’embarquement à cause de cette pratique (les compagnies aériennes restent discrètes à ce sujet), mais les experts interrogés assurent qu’elle est peu courante, même si plusieurs cas de surréservation ont fait les manchettes ces derniers temps. Lorsque cela se produit, les transporteurs demandent en général s’il y a des volontaires qui sont disposés à céder leur siège en échange d’une indemnité.

Pour réduire les risques, ne soyez pas en retard, puisque les retardataires sont « plus susceptibles de se voir refuser l’embarquement en cas de survente », indique l’Office des transports du Canada. L’organisme conseille de :

• sélectionner vos sièges au moment de réserver (sous réserve de frais) ;

• vous enregistrer en ligne jusqu’à 24 heures avant votre départ (la plupart des transporteurs aériens le permettent) ou d’arriver à l’aéroport bien avant l’heure prévue du vol pour avoir le temps de vous enregistrer, de passer les contrôles de sécurité et de vous rendre à la porte d’embarquement dans les délais prescrits par la compagnie aérienne.

>> À lire aussi: 10 conseils pour voyager sans se ruiner

Sélectionnez votre siège

Au moment de vous enregistrer en ligne, vous pouvez choisir sans frais vos sièges parmi ceux qui n’ont pas trouvé preneur. Mais pour être sûr de prendre place à côté de votre compagnon de voyage, réservez plus tôt, idéalement au moment d’acheter votre billet, conseille Angelina Miconiatis, de CAA-Québec. « Vous aurez alors plus de chance d’avoir le siège de votre choix », dit-elle, mais vous devrez probablement payer des frais si vous voyagez en classe économique.

Les tarifs varient d’une compagnie et d’une destination à l’autre. Par exemple, Air Canada facture entre 20 et 50 $ (en dollars américains pour certains vols), taxes comprises, pour une quarantaine de destinations internationales, dont l’Italie, le Portugal et le Mexique. La facture peut monter vite, car le calcul est fait « par passager, par segment [si votre vol comprend une correspondance, il faut payer deux fois] et pour un aller simple », indique Air Canada. Les prix varient aussi en fonction du siège choisi, ajoute l’agent de voyages Alain Barbe : « Les places situées à l’avant de l’avion, ou celles avec plus d’espace pour allonger les jambes, sont souvent plus chères. » Vous n’obtenez pas le siège pour lequel vous avez payé ? Selon Charles Tanguay, de l’Office de la protection du consommateur (OPC), vous pouvez « demander un remboursement et même un dédommagement si cette situation vous a occasionné un préjudice », par exemple si vous voyagez avec une personne malade. Il est aussi possible de porter plainte à l’OPC, qui vous renseignera sur les meilleures façons de faire valoir vos droits.

« Les transporteurs aériens s’inspirent du modèle d’affaires des compagnies low cost [à bas prix] comme WOW air », déplore Jacques Roy, professeur en gestion des transports à HEC Montréal. Ainsi, « il faut souvent payer pour des services qui étaient d’emblée gratuits auparavant, comme les repas, l’enregistrement des bagages et la réservation de sièges ». La tendance devrait malheureusement se poursuivre, selon l’enseignant, qui prévoit qu’il faudra également payer d’ici peu pour les bagages de cabine.


Réservez votre place de stationnement

Vous partez de Montréal ? Comme l’aéroport international Pierre-Elliott-Trudeau de Montréal est très fréquenté, vous avez intérêt à réserver votre place de stationnement à l’avance, surtout durant les périodes occupées comme le temps des Fêtes. Cela permet non seulement de vous assurer une place, mais de faire des économies. En effet, plusieurs réductions sont offertes à ceux qui réservent en ligne (les membres de CAA-Québec, par exemple, profitent d’une baisse de prix de 10 %).

Même si l’aéroport Jean-Lesage, à Québec, est moins bondé que Montréal-Trudeau, vous pouvez aussi y réserver votre espace de stationnement en ligne.

Arrivez à l'heure!

Avant de partir pour l’aéroport, assurez-vous que votre vol est à l’heure. Pour vous donner le temps de franchir toutes les étapes avant l’embarquement – déposer vos bagages ; vous enregistrer (si ce n’est déjà fait) ; passer le contrôle de sécurité et, pour certaines destinations, les douanes –, respectez les consignes d’heure d’arrivée à l’aéroport, comme indiqué sur votre réservation. « Normalement, c’est trois heures avant le départ pour les vols internationaux et transfrontaliers [États-Unis], et 90 minutes pour les vols domestiques », explique Anne-Sophie Hamel-Longtin, directrice des affaires publiques à Aéroports de Montréal.

Si vous vous êtes enregistré en ligne et que vous avez donné votre adresse courriel, votre transporteur vous avisera de tout changement d’horaire. Vous pouvez également vérifier l’heure de votre vol sur le site de la compagnie aérienne ou sur celui de l’aéroport. Bon à savoir : l’application FlightAware (offerte en français sur iOS et Android) centralise les informations à propos de l’ensemble des vols du monde, ce qui permet de connaître les changements d’horaire.

Soyez d’autant plus à l’heure lors des périodes de pointe dans les aéroports, conseille Angelina Miconiatis, de CAA-Québec : « Par exemple, si vous prenez un vol très tôt un jour de semaine (entre 5 h et 8 h), l’affluence sera plus grande, car les gens d’affaires quittent au petit matin pour maximiser leur horaire. La relâche scolaire, la fin des classes, les deux dernières semaines de juillet et le temps des Fêtes sont aussi des périodes très achalandées. »

Filez sans faire la file

Pour accélérer votre passage au point de contrôle de l’aéroport Montréal-Trudeau, utilisez le service en ligne gratuit SecurXpress, qui permet de réserver un passage à heure fixe au point de sécurité 24 heures avant le départ. L’outil vous indiquera à quelle heure vous présenter à l’aéroport et, à votre arrivée, un agent vous dirigera vers une file pour passagers enregistrés seulement. Il est à noter que les groupes doivent compter cinq voyageurs au maximum pour profiter de ce service et que celui-ci n’est pas accessible aux personnes qui volent vers les États-Unis.

Parce qu’il est moins achalandé, l’aéroport international Jean-Lesage de Québec ne dispose pas d’un tel outil. Par contre, son application gratuite YQB permet de visualiser le temps d’attente au point de contrôle.

>> À lire aussi: Listes pour ne rien oublier en voyage

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