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Covoiturage: mode d'emploi

Par Mise en ligne : 15 août 2012

Shutterstock

Covoiturage: mode d'emploi Shutterstock

Allo Stop, Amigo Express, Le Réseau de covoiturage, GéoTransit, Covoiturage AMT... les entreprises et organismes qui proposent des services de covoiturage sont de plus en plus nombreux.

En plus de vous permettre de profiter de voies réservées dans certaines régions, et ainsi réduire le temps perdu dans les embouteillages, le covoiturage vous offre la possibilité de partager les frais d’utilisation de votre véhicule. Plusieurs employeurs, comme l’Hôpital Maisonneuve-Rosemont, à Montréal, ont développé au fil des ans des programmes de covoiturage qui permettent de jumeler des conducteurs et des passagers parmi leurs employés.

Votre employeur n’offre pas un tel programme? Pas de problème! Il existe des entreprises et des organismes qui proposent des services de covoiturage en milieu urbain. Ils vous offrent la possibilité de trouver des passagers en quelques clics grâce à leur logiciel de jumelage en ligne.

C’est le cas notamment de l’Agence métropolitaine de transports (AMT), principalement pour la grande région de Montréal, et du Réseau de covoiturage et de GéoTransit, pour l’ensemble des régions du Québec. Outre ces principaux organismes, d’autres entreprises de plus petite envergure fournissent ce type de service dans plusieurs régions de la province. Une recherche sur le Web vous permettra de les trouver.

Les sites de jumelage fonctionnent tous sensiblement de la même façon. Que le service soit gratuit ou payant, vous devez d’abord vous inscrire, puis indiquer votre trajet et l’horaire de vos déplacements. Le covoiturage peut être effectué jusqu’à votre lieu de travail ou d’études, ou jusqu’à un stationnement incitatif en bordure d’une gare de train, d’un terminus d’autobus ou d’une station de métro.

Selon le service, vous pouvez vous afficher comme conducteur ou passager, ou les deux si vous souhaitez alterner les rôles. En quelques secondes, on vous soumettra une liste de candidats potentiels. Si aucun covoitureur ne correspond à vos critères de recherche, on proposera généralement de vous envoyer un courriel ou un texto quand votre offre trouvera preneur.

Dans tous les cas, vous êtes libre de choisir vos passagers et de changer de partenaire advenant une incompatibilité ou une mésentente. Conducteurs et passagers ont la possibilité de rapporter les comportements répréhensibles aux responsables du service. Si vous conduisez dangereusement par exemple, votre covoitureur pourrait s’en plaindre.

Grâce à des partenariats avec des entreprises, des organismes et des institutions scolaires, les services de jumelage de l’AMT et du Réseau de covoiturage permettent de préciser les recherches afin de trouver des compagnons de route parmi vos collègues. «Nos membres peuvent également trouver des covoitureurs parmi les employés des entreprises voisines, explique Francis Girard-Boudreault, coordonnateur aux communications et au marketing pour le Réseau. À l’Île-des-Sœurs par exemple, deux de nos partenaires qui ont des édifices voisins ont désormais des employés qui voyagent ensemble grâce à notre logiciel.»

 Frais d’abonnement

Territoire desservi

Stationnement réservé

Le Réseau de covoiturage

 Gratuit

Tout le Québec

Non

GéoTransit

 10 $ par année

Tout le Québec

Non

Covoiturage AMT

 Gratuit

Principalement la grande région de Montréal

Accès (avec vignette) dans les 23 stationnements incitatifs

Le covoiturage permet de réaliser des économies notables. Danielle Brodeur en sait quelque chose. Avec ses deux passagères qu’elle conduit chaque jour entre Terrebonne et l’Hôpital ­Maisonneuve-Rosemont, elle partage le coût de l’essence, du stationnement et les frais mensuels d’environ 100 $ que lui impose la traversée du pont de l’autoroute 25, à Montréal.

«Plusieurs covoitureurs préfèrent par contre alterner le rôle de conducteur. Une formule simple qui permet de ne pas échanger d’argent», souligne ­Francis Girard-Boudreault, coordonnateur aux communications et au marketing pour le Réseau de covoiturage. C’est d’ailleurs ce que faisait Alice Bui lorsqu’elle devait parcourir, jusqu’à l’an dernier, environ 80 km par jour pour se rendre au travail, de Rimouski à Mont-Joli. «En alternant le rôle de conducteur avec des collègues, je n’avais plus à faire deux pleins d’essence par semaine, raconte-t-elle. J’économisais de 45 $ à 50 $.»

Certains services de jumelage, comme Le Réseau de covoiturage et Covoiturage AMT, préfèrent ne pas s’ingérer quant à la contribution financière demandée par les conducteurs. «Nous laissons cette décision au bon jugement de nos utilisateurs», explique Brigitte Léonard, conseillère relations-médias à l’AMT.

Le site du Réseau de covoiturage met toutefois à votre disposition un calculateur de frais (et de CO2) qui permet d’établir une contribution à percevoir en divisant les frais d’essence ou l’ensemble des frais relatifs au véhicule. Chez GéoTransit, c’est différent. La contribution que vous recevrez comme conducteur est établie à 20 ¢ du km par passager. L’argent est déposé dans votre compte bancaire à chaque semaine.

Économies potentielles du conducteur*

Distance quotidienne parcourue (aller-retour)

30 km

Coût déboursé (en moyenne) par les passagers par km

20 ¢

Nombre de passagers

2 personnes

Nombre de jours par semaine

5 jours

Total des économies* par semaine

60 $

Total des économies* par année (52 semaines)

3 120 $

*Elles servent à compenser les frais d’utilisation du véhicule et à payer une partie de l’essence.

Presque parfait…

Si le covoiturage comporte de nombreux avantages, il présente aussi quelques désagréments, aux dires de certains conducteurs. «Il faut être patient, prévient Danielle Brodeur. Il y a toujours quelqu’un qui est en retard. On a aussi moins de liberté, ajoute-t-elle. Je ne peux pas décider d’aller magasiner à la dernière minute.» À l’opposé, les allers-retours entre le travail et la maison lui ont permis de tisser de beaux liens d’amitié, admet-elle. Comme quoi, en bonne compagnie, les bouchons de circulation peuvent parfois devenir plaisants!

Covoiturage interurbain

Que ce soit pour des trajets réguliers ou occasionnels, le covoiturage longue distance permet aux conducteurs et aux passagers de réaliser des économies et de joindre l’utile à l’agréable.
 
«Je ne me verrais plus faire Montréal-Québec toute seule, confie Annie Royer, professeure adjointe en agroéconomie à l’Université Laval. J’ai rencontré des personnes extraordinaires!» C’est pourtant pour des raisons économiques que cette résidante de Montréal a d’abord choisi le covoiturage pour se rendre à Québec toutes les semaines. «Sans passager, l’aller-­retour me coûterait 60 $ d’essence. C’est beaucoup lorsqu’on fait le trajet quatre fois par mois», juge-t-elle.

C’est aussi pour économiser que Dany Vézina, technicien senior en mécanique du bâtiment de Gatineau, prend régulièrement des passagers pour se rendre à Montréal ou à ­Boston. «Avec ma fourgonnette, je peux offrir jusqu’à cinq places, précise-t-il. Mais j’ai rarement plus de trois passagers.» Cela lui permet de payer plus de la moitié de sa facture d’essence pour l’aller-retour. Si bien qu’il prend aussi des covoitureurs lorsque sa conjointe Véronique Fortin et lui visitent leur famille à Québec. Habitués, leurs enfants, Daphné, 3 ans et demi, et Dominic, 6 ans, n’en font même plus de cas!

Avec qui faire affaire?

Le covoiturage interurbain est la spécialité de plusieurs entreprises. Par exemple, Allo Stop, la pionnière dans le domaine, s’emploie à jumeler des covoitureurs pour des trajets au Québec et en Ontario. Les services d’Amigo Express et du Réseau de covoiturage s’étendent, quant à eux, à l’échelle du Canada et des États-Unis.
 
Moyennant des frais d’abonnement annuels – par exemple 7,50 $ chez Amigo Express et 7 $ chez Allo Stop –, les conducteurs peuvent afficher leurs trajets sur le site Internet. Allo Stop exige toutefois de rencontrer tous les nouveaux membres en personne. «Ces rencontres sont importantes pour confirmer leur identité et leur expliquer nos règlements», explique la présidente, Marie-Claire Bergeron. Seuls les passagers recommandés par un membre échappent à cette procédure. Amigo Express appelle aussi ses nouveaux conducteurs pour leur souhaiter la bienvenue et pour leur expliquer les conditions d’utilisation.

La validité du permis de conduire est vérifiée par les deux services de jumelage. «C’est la seule information qu’il est possible de confirmer auprès de la Société d’assurance automobile du ­Québec», souligne Marc-Olivier Vachon, directeur général d’Amigo Express. Impossible, donc, de connaître le dossier de conduite de l’automobiliste qui s’abonne au service.

Une fois inscrit, le conducteur n’a qu’à indiquer son heure et son lieu de départ, sa destination ainsi que le nombre de places offertes. Selon le service choisi, il peut préciser si le véhicule est fumeur et s’il accepte les animaux, les gros bagages, les vélos, etc.

Service contre rétribution

Les utilisateurs d’Amigo Express sont libres quant à la contribution demandée, indique Marc-Olivier Vachon. «Lorsqu’un membre annonce un départ, le logiciel lui suggère, à titre indicatif, un montant à percevoir. Pour un trajet Montréal-Québec, par exemple, on suggère une contribution de 15 $ par passager, soit 6 ¢ du km.» C’est effectivement le montant que demande Annie Royer à ses passagers pour effectuer le trajet. «Comme j’offre trois places et que mes départs sont généralement pleins, ça me permet de payer l’essence pour l’aller-retour. Je peux appliquer la différence sur les coûts d’entretien.»

Chez Allo Stop, la contribution au conducteur est régie par l’entreprise. «Le montant est établi selon la distance parcourue, explique Marie-Claire Bergeron. Par exemple, pour un trajet Montréal-Québec, le conducteur recevra 15 $ par passager et 10 $ pour Montréal-Sherbrooke.» Bien qu’Allo Stop et Amigo Express exigent des frais supplémentaires variant de 2 à 6 $ par voyage, le trajet demeure plutôt économique pour le passager si on considère qu’il devrait débourser environ 60 $ plus taxes pour un aller-retour en autobus entre la métropole et Sherbrooke.

Les conducteurs et les passagers d’Amigo Express, du Réseau de covoiturage et de GéoTransit sont évalués par leurs partenaires de route. Les automobilistes peuvent donc choisir de ne voyager qu’avec la crème des occupants. Selon le service, les membres sont évalués quant à leur ponctualité, leur comportement général ainsi que leur conduite automobile, et quant à la condition de leur véhicule lorsque ces critères s’appliquent. Il est aussi possible de porter plainte contre les conducteurs trop téméraires.

Pour en savoir plus

Allo Stop
Amigo Express
Le Réseau de covoiturage
Covoiturage AMT

Photo: Shutterstock

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