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Tout savoir sur la conduite hivernale

Par Mise en ligne : 12 octobre 2018  |  Magazine : novembre 2018

Shutterstock.com

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Vous voyez l’hiver arriver et craignez de rouler sur les routes enneigées et glacées? Prendre un cours de conduite hivernale ou rafraîchir vos notions de conduite en situation difficile pourrait vous redonner confiance.

A vant toute chose, assurez-vous que votre voiture est prête à prendre la route. Chaussez-la de bons pneus d’hiver, dont vous aurez vérifié l’usure au préalable. Vérifiez aussi que les feux et les essuie-glaces fonctionnent correctement, et que votre réservoir à lave-glace est bien rempli.

Bien sûr, si votre véhicule est recouvert de neige ou de glace, retirez-la pour ne pas rouler dans un « igloo mobile » ! En plus de vous obstruer la vue, l’amoncellement pourrait se détacher et frapper les voitures qui roulent derrière vous.

Vous êtes prêt à partir ? Enlevez les vêtements et accessoires encombrants (manteaux, foulards, mitaines, etc.) qui pourraient gêner la manipulation du volant.

Adapter votre vitesse

En hiver, l’adhérence au sol est inférieure à celle qui prévaut l’été en raison de la neige et de la glace, et la visibilité est parfois réduite. Adaptez votre vitesse aux conditions climatiques qui ponctuent votre route et veillez à augmenter les distances de sécurité.

Gardez à l’esprit que la sensation de vitesse est moindre quand vous vous trouvez dans un véhicule « haut sur pattes » (un VUS, par exemple). Regardez votre indicateur de vitesse régulièrement, au cas où vous rouleriez plus vite que vous le croyez !

Regarder et prévoir

« Les yeux sont l’outil principal du conducteur », explique Franck Kirchhoff, chef instructeur et président du complexe de sports motorisés Mécaglisse. L’hiver, il est particulièrement important de bien « lire » la route afin d’anticiper les dangers. Le sol est plus luisant à certains endroits ? Méfiez-vous : il pourrait s’agir de glace noire. La voiture devant vous a légèrement dérapé ? Une autre trajectoire plus sécuritaire est peut-être possible. Ne faites pas comme certains conducteurs qui regardent juste devant leur capot et découvrent les obstacles ou les dangers potentiels au dernier moment. Vous devez regarder un peu plus loin pour pouvoir anticiper les événements et avoir le temps de prendre la bonne décision.

En cas d’urgence, ne fixez pas ce que vous risquez de heurter : cherchez plutôt l’endroit où passer pour éviter l’obstacle. « Si votre voiture glisse dans un virage, regardez la sortie de la courbe et non le ravin », conseille Franck Kirchhoff.

Conservez toujours une distance sécuritaire entre votre véhicule et celui qui vous précède. CAA-Québec recommande de laisser l’équivalent de trois secondes de distance. Pour calculer cette distance, trouvez un point de repère – un lampadaire, par exemple – et comptez trois secondes entre le moment où l’auto devant vous atteint ce point et où la vôtre passe ce même lieu.

PRIX AVANT TAXES
de la plupart des cours de conduite hivernale donnés au Québec

Tout doux avec les commandes

Que ce soit avec le volant ou les pédales, allez-y avec douceur. C’est là l’une des clés de la conduite hivernale. Les accélérations soudaines, les freinages trop appuyés et les grands coups de volant risquent de déstabiliser votre véhicule et de vous faire perdre le contrôle. « Il est important aussi de ne pas vous cramponner au volant, car vous ne pourrez pas le tourner efficacement si vous avez les bras tétanisés », souligne Franck Kirchhoff.

Ne surestimez pas votre voiture

La majorité des véhicules en circulation au Québec sont équipés de l’antiblocage des freins (ABS) et du correcteur électronique de trajectoire (ESP), lequel empêche le dérapage des roues. Certains modèles sont aussi pourvus de l’antipatinage. Tous ces systèmes sont très utiles, mais si vous roulez trop vite et que le sol est recouvert de neige ou de glace, votre voiture pourrait déraper malgré tout. Il faut aussi que vos pneus soient en bon état pour que ces aides fonctionnent de manière optimale.

Votre véhicule est doté de quatre roues motrices ? « La traction intégrale permet de sortir facilement des bancs de neige. Mais au moment d’arrêter ou de ralentir, cette option ne vous sera d’aucune aide et ne vous fera pas freiner sur une distance plus courte », indique Jesse Caron, expert automobile à CAA-Québec.

>> À lire aussi: Comment entreposer ses pneus d'été?

En cas de perte d’adhérence

Si vous sentez que votre véhicule dérape au moment de freiner, ne « pompez » pas la pédale de frein, car cela augmente la distance de freinage. Idéalement, appuyez assez fort sur la pédale pour ralentir tout en évitant de déclencher le système ABS. Ce système, qui relâche les freins et y remet de la puissance plusieurs dizaines de fois par seconde pour éviter que les roues se bloquent, augmente aussi la distance de freinage sur la neige ou la glace. Vous reconnaîtrez son entrée en action par un retour désagréable dans la pédale de frein.

Quand vous prenez un virage, il peut arriver que le train avant ou arrière glisse. Pourquoi ? Lorsque vous accélérez, un transfert de masse s’opère vers l’arrière du véhicule. Il y a donc plus de poids sur les roues arrière. Au moment d’aborder un virage, la voiture pourrait vouloir aller tout droit. Pour garder l’équilibre, relâchez l’accélérateur ou freinez légèrement. Cela remettra du poids sur les roues avant pour leur permettre de tourner. À l’inverse, si vous sentez que le train arrière perd de l’adhérence, une légère accélération rajoutera du poids sur les roues arrière et stabilisera la voiture.

Ces conseils sont valables à condition évidemment d’aborder le virage avec douceur. Si vous outrepassez les lois de la physique, aucune technique de conduite ne pourra empêcher une sortie de route.

Et pourquoi pas un cours ?

Vous voyez arriver l’hiver avec appréhension ? Un cours portant spécifiquement sur les techniques de conduite hivernale pourrait vous redonner confiance en vous. « Ces cours sont utiles, quel que soit votre âge ou votre expérience sur la route », explique Jesse Caron, expert automobile à CAA-Québec. Grâce à une formation qui conjugue théorie et pratique, vous apprendrez par exemple à manier correctement le volant et à porter votre regard au bon endroit, à maîtriser les techniques pour éviter un obstacle et à réussir un freinage d’urgence.

Les cours coûtent entre 200 et 350 $ (avant taxes) et durent de trois à quatre heures ; certains s’étalent sur une journée complète. Un conseil : privilégiez les formules où vous conduisez votre propre véhicule. Cela vous permettra de mieux cerner ses réactions en situation d’urgence. Une courte recherche sur le Web vous aidera à trouver les principales écoles qui offrent ce type de cours.

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Automobile

Commentaires 1 Masquer

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  • Par ROGER LEFEBVRE | 31 octobre 2018

    Merci