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Plus de 180 façons d’échanger des biens ou des services

Par Agnès Delavault Mise à jour : 12 juillet 2016

Qu’ont en commun La Remise, Kijiji, E180, Airbnb, L’accorderie, Uber et Troc ton jardin? Ces acteurs de l’économie collaborative, parfois aussi appelée économie du partage, permettent tous l’échange de biens ou de services entre particuliers.

Le Québec compte désormais plus de 180 «initiatives» d’économie collaborative, selon le recensement effectué par OuiShare Québec en collaboration avec l’Observatoire de la consommation responsable (OCR) de l’École des sciences de la gestion de l’Université du Québec à Montréal (ESG-UQAM). Cliquez sur les icônes pour accéder aux répertoires par catégories (ou utilisez le sommaire situé à droite).

Illustration: Bruno Paradis, d'après Honeycomb 3.0 de Crowd Companies

Pour être retenues dans la liste, leurs activités doivent répondre à une définition précise. «Il s’agit d’un ensemble de pratiques et de modèles économiques fondés sur des réseaux horizontaux et la participation d’une communauté, et transformant les styles de vie et les modes de travail, de création, de fabrication et de gouvernance», explique Alexandre Bigot, un des membres actifs, ou connecteurs, de OuiShare Québec.

«Et encore, la liste ne contient que les initiatives les plus visibles, souligne-t-il. Beaucoup sont très informelles. Si elles n’ont pas de sites Web et qu’elles ne font pas partie de notre réseau, il est très difficile de les trouver. Par exemple, il existe quantité de groupes Facebook de partage, d’échange de livres, de troc, etc. Nous n’avons pu en répertorier que quelques-uns.»

Initiatives locales

Certaines sont plus connues que d’autres, par exemple Airbnb, Uber, Wikipédia, Kijiji, Communauto et Kickstarter. Et certaines sont internationales, mais l’immense majorité sont régionales ou locales et sont généralement situées à Montréal.


Pour faciliter la tâche aux consommateurs, OuiShare Québec et l’OCR ont mis au point une grille de classification et ont regroupé en 16 catégories quelque 170 acteurs de l’économie collaborative présents au Québec. Leur classification et leur répartition sont fondées sur le modèle Honeycomb 3.0, imaginé par Jeremiah Owyang, fondateur de Crowd Companies, une société de conseil œuvrant auprès d’entreprises du domaine de l’économie collaborative.

«Ce modèle a été créé pour des start-ups [entreprises en démarrage], explique Alexandre Bigot, mais il s’applique aussi aux initiatives d’économie collaborative, qui, comme les start-ups, proposent des activités à cheval sur plusieurs secteurs.» Par exemple, un espace de travail partagé (coworking) peut proposer de la formation, être implanté dans une bibliothèque ou être à la fois un espace de travail et un café.

«La cartographie est une première étape pour illustrer l’ampleur de l’offre de la consommation collaborative par rapport à celle des pays pionniers comme la France et les États-Unis, souligne Fabien Durif, directeur de l’OCR. À part ce qu’offrent les joueurs les plus connus, comme Airbnb ou Uber, les consommateurs n’ont généralement pas conscience de l’ensemble des activités économiques possibles grâce à l’économie collaborative, d’où l’importance de leur offrir un tel outil.»

La carte présentée ici est un répertoire: il ne s’agit pas de recommandations. OuiShare Québec utilise plusieurs de ces initiatives, notamment les espaces de travail partagé pour ses réunions. Les membres de la communauté sont tous des usagers des plateformes collaboratives; cela dit, il est impossible de toutes les tester.

Si vous souhaitez faire partie de la cartographie ou y faire apporter une modification, vous pouvez écrire à montreal@ouishare.net.

La base de données qui a permis de créer cette cartographie contient quantité d'autres informations. L'ensemble des données collectées sont ouvertes à la communauté, il est possible d'y accéder via ce lien.

À propos de OuiShare

OuiShare est «une communauté, un accélérateur d’idées et de projets voués à l’émergence de la société collaborative». Fondée en janvier 2012 à Paris, cette association rassemble des dizaines de membres actifs (connecteurs) répartis dans une vingtaine de pays, dont le Canada, et des milliers de membres sympathisants. Le rôle de ces connecteurs est de tisser des liens entre les acteurs collaboratifs localement et mondialement pour favoriser l'émergence d'une communauté collaborative. Entre autres projets, OuiShare Québec travaille à l’organisation pendant l’été 2016 d’un événement dont l’objectif est «de mettre la fabrication collaborative et l’open source [code source libre] au service de projets montréalais, dans le domaine du développement durable».

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