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Santé Canada a haussé les apports recommandés en 2010, mais plusieurs scientifiques les trouvent encore insuffisants.
La vitamine D est la nouvelle star au firmament des vitamines. En 2008, devant l’accumulation d’études révélant ses vertus, une coalition internationale de 40 professionnels de la santé signait une pétition demandant aux autorités sanitaires d’en augmenter les apports recommandés.
C’est ainsi que, en décembre 2010, sur la foi du rapport de l’Institute of Medicine (IOM), qui a analysé un millier d’études sur le sujet, les gouvernements du Canada et des États-Unis ont haussé leurs recommandations.
Le hic, c’est que plusieurs chercheurs de haut niveau estiment qu’elles sont trop timides et qu’une hausse plus substantielle des doses pourrait prévenir une foule de maladies. «Nous vivons à une époque agressante pour l’organisme. La pollution et la piètre qualité de notre alimentation favorisent le stress oxydatif et l’inflammation chronique, deux facteurs qui prédisposent à la maladie», explique Pierre S. Haddad, professeur titulaire au Département de pharmacologie de l’Université de Montréal.
Jamais un nutriment n’a soulevé autant la controverse: au moins deux débats ont eu lieu cette année dans le milieu universitaire en réaction au rapport de l’IOM. Les consommateurs, coincés entre les recommandations de Santé Canada et le point de vue des scientifiques, ont de quoi être déroutés. Quel est le rôle de la vitamine D? Quelle dose prendre? Quel supplément acheter? Démêlons les choses.
Certains produits analysés ne fournissent pas la dose promise sur leur emballage. Et parmi eux figurent les plus chers, nous avons testés 31 suppléments.