Introduction
Photo: iStockphoto
«Si les gens savaient comment leur viande est produite, ils cesseraient d’en manger.» Voilà une phrase qui est revenue souvent en cours de reportage. Mais pour les consommateurs, difficile de savoir comment les choses se passent réellement dans les bâtiments d’élevage et les abattoirs. Surtout que des images révoltantes d’abus envers les animaux circulent sur Internet et ont fait l’objet de documentaires pour le moins choquants (Food Inc. [Les Alimenteurs] et Earthlings [Terriens] notamment).
Dans un rapport de 2007, le ministère de l’Agriculture, des Pêcheries et de l’Alimentation du Québec conclut que le bien-être des animaux est une préoccupation croissante des consommateurs et que ce n’est qu’une question de temps avant que cela se reflète dans leurs achats quotidiens. Annie Desrochers, coauteure du blogue «Maman, j’ai faim!», illustre la tendance: «Je veux manger moins de viande parce que le respect m’oblige à reconnaître le prix moral payé par les animaux qui se retrouvent dans mon assiette.»
Au Royaume-Uni, deux récents sondages révèlent que le sort des animaux de ferme devance maintenant les additifs alimentaires dans les préoccupations des consommateurs.
À lire
Cruel le gavage?
Combien d'animaux tués pour un million de calories?