Les autorités de santé européennes enquêtent sur un lien éventuel entre un vaccin contre la grippe A (H1N1) et plusieurs cas de narcolepsie survenus en Europe.
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L’Agence européenne du médicament (EMA) a annoncé vendredi dernier l’ouverture d’une enquête sur un lien éventuel entre l’un des vaccins contre la grippe A (H1N1) et une vingtaine de cas de narcolepsie survenus en Suède, en Finlande et en France, notamment chez des enfants de 12 à 16 ans.
Caractérisée par des accès subits et répétés de sommeil, au cours desquels le tonus musculaire faiblit ou disparaît totalement, la narcolepsie est une maladie rare, qui touche surtout les hommes jeunes.
Selon le Journal international de médecine, « les cas de narcolepsie ne font pas partie des événements indésirables potentiellement liés à une vaccination habituellement recensés dans le cadre des activités de pharmacovigilance ».
C’est donc une réaction inattendue, qui surprend la communauté médicale. Le vaccin soupçonné d’avoir entraîné ces crises de narcolepsie est le Pandemrix, fabriqué par la compagnie britannique GlaxoSmithKline.
Selon l’EMA, le Pandemrix a été injecté à plus de 30 millions de personnes en Europe lors des campagnes de prévention contre la grippe A (H1N1).
« Pas de lien établi »
« À ce stade, un lien entre la vaccination contre la grippe A (H1N1) et la survenue de narcolepsie n’a pas été établi », souligne néanmoins l’Agence française de sécurité sanitaire des produits de santé.
De son côté, le ministère de la Santé français indique qu’il a mis en place une « pharmacovigilance renforcée » lors de la récente campagne de vaccination dans l’Hexagone. Et il précise que « sur les 5,7 millions de personnes qui ont été vaccinées, 4 121 effets indésirables ont été signalés et 94 % d’entre eux ont été qualifiés de bénins ».
Le Pandemrix n’est pas autorisé au Canada, précise Ashley Lemire, porte-parole de Santé Canada. Elle indique qu’à ce jour « l’Agence de la santé publique du Canada n’a reçu aucun signalement de cas de narcolepsie faisant suite à la vaccination contre la grippe A (H1N1) et la grippe saisonnière en 2009-2010 ».
« Nous procédons à un examen scientifique et à des essais rigoureux en vue de vérifier la qualité, l’innocuité et l’efficacité des vaccins avant d’approuver leur utilisation pour assurer que les avantages l’emportent sur les risques », soutient le ministère fédéral.
Pour en savoir plus
L’Agence européenne du médicament
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