Des caractères verts sur fond noir. Des programmes enregistrés sur des cassettes. Bienvenue en 1983, l’année où Protégez-Vous a évalué pour la première fois les ordinateurs personnels, y compris le célèbre Commodore 64. Cette rutilante machine affichait alors des caractéristiques impressionnantes: processeur de 1 MHz, mémoire vive de 64 Ko, mémoire morte de 20 Ko et 16 couleurs de caractères, rien de moins! La facture: environ 500 $ avec deux manettes et un magnétophone pour lire des programmes sur cassette.
Puissance en trop
Par contre, comme la majorité des programmes pour Commodore 64 étaient vendus sur disquette, il valait mieux se procurer un lecteur au coût de 500 $. «Sinon, ses capacités resteront inexploitées pour la plupart, et l’utilisateur aura de la puissance en trop», prévenait-on. La disquette avait des avantages indéniables sur la cassette: «La localisation d’un programme précis sur une bande magnétique est beaucoup plus lente que sur une disquette. C’est comme retrouver un morceau de musique sur cassette: il faut bobiner et rembobiner jusqu’au bon endroit, alors que la tête de lecture de la disquette n’a qu’à se déplacer comme le bras d’un tourne-disque.» Ah! la belle époque!