Photo: Réjean Poudrette
Il est souvent de bon ton de casser du sucre sur leur dos : tout le monde n’est-il pas censé savoir que les vins vendus en épicerie ou dans les dépanneurs ne sont pas bons, voire imbuvables ?
Cela a peut-être déjà été vrai. Mais quand on y regarde de plus près, avec ouverture d’esprit et sans sacrifier à la rigueur, on découvre une réalité plus nuancée.
Pour tirer les choses au clair, nous avons réuni un jury de dégustateurs et leur avons fait goûter, à l’aveugle, une trentaine de vins d’au plus une quinzaine de dollars: 22 rouges et 10 blancs.
La majorité provient du réseau des dépanneurs et épiceries, mais, histoire de corser l’exercice davantage, nous avons inséré dans l’alignement de bouteilles à déguster ce qu’on pourrait appeler des «équivalences SAQ».
En clair, nous avons sélectionné cinq rouges et trois blancs vendus exclusivement à la Société des alcools du Québec (SAQ) et qui pouvaient se comparer, par leur type et leur prix, aux vins d’épicerie mis à tester.