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Portrait de la viticulture au Québec

Par Marc Chapleau

Mise en ligne : novembre 2010

Photo: André Saint-Hilaire

La superficie totale cultivée en vignes dans la province atteint près de 270 hectares (environ 650 acres). En moyenne, chaque vignoble occupe 4,5 hectares. Les cinq cépages les plus cultivés sont, dans l’ordre: sainte-croix (rouge), vidal (blanc), vandal-cliche (blanc), maréchal-foch (rouge) et frontenac (rouge). Le seyval blanc, naguère très présent, n’occupe aujourd’hui que le sixième rang.

À titre de principale région viticole quant au nombre de domaines en exploitation, celle des Cantons-de-l’Est partage aujourd’hui le premier rang avec la Montérégie. La région de Québec suit avec une dizaine d’établissements. Le vin de glace, tout réputé soit-il, représente un peu moins de 7 % de la production totale de vin au Québec. Le vin de table sec – blanc, rouge et rosé – compte encore pour une bonne moitié des ventes, la production de rouge dépassant maintenant celle des blancs (41 % contre 38 %). Les trois vignobles en importance pour leur superficie sont, dans l’ordre, ceux de l’Orpailleur (Dunham), de la Rivière du Chêne (Saint-Eustache) et du Cep d’argent (Magog).

Le cap de l'adolescence

«Après 25 ans de viticulture commerciale, l’AVQ, voyant sa jeune industrie sortir de son adolescence […] a décidé de se doter d’un programme de contrôle de la qualité», peut-on lire sur le site Web de ladite association. On trouve donc déjà sur le marché des bouteilles qui affichent la dénomination «Vin certifié du Québec».

Jusqu’à présent, et encore dans l’avenir pour ceux qui ne rechercheront pas ou n’obtiendront pas la certification, les vins «québécois» pouvaient être élaborés avec jusqu’à 15 % de contenu étranger – souvent du moût (jus de raisin) ou encore des raisins provenant de l’Ontario. Alain Bellemare, propriétaire du Vignoble de La Romance du vin, à Rigaud, reconnaît par exemple d’emblée que «15 % des fruits utilisés [pour son assemblage Vino di Peppe à base de pinot noir] viennent de l’Ontario». Un vin apparemment québécois ne l’est donc pas toujours tout à fait intégralement.

Dorénavant, les produits qui auront la prétention d’être 100 % québécois devront être certifiés, ce qui donnera au consommateur l’assurance d’acheter un authentique produit du terroir, en plus, notamment, d’obtenir un vin qui a passé l’étape d’un comité d’agrément. Cela dit, même si un vin est agréé, comme le sont par exemple en Europe les vins d’appellation contrôlée, il n’est que légalement correct et pas nécessairement savoureux et recommandable pour autant.

Chose certaine, pour le moment, on trouve encore beaucoup de vins québécois mal faits sur les tablettes, comme le démontre le verdict rendu par nos experts. Mais l’industrie se réglemente, et c’est là une excellente nouvelle. Au dire de certains, tel Yvan Quirion, propriétaire du Domaine St-Jacques, en Montérégie, nous assistons même à un nouveau départ, à une nouvelle façon de voir la culture de la vigne au Québec. «L’apport des premiers domaines, comme l’Orpailleur, Dietrich-Jooss et autres gros acteurs, a été capital. Sans eux nous n’existerions même pas, indique-t-il. Mais nous sommes mûrs, maintenant, pour penser le vin et la vigne sans faire référence à ce qui se fait en France ou ailleurs dans le monde. Même cultiver les vinifera est faisable à grande échelle, moyennant les bonnes techniques et sans devoir nécessairement butter les vignes à chaque automne.»

L’aventure du vin authentiquement d’ici se poursuit. Il faudra revisiter la production dans quelques années pour voir si les promesses, et notamment le grand ménage apporté par la certification, auront porté fruit.

Les années se suivent…

Au Québec, le millésime (l’année où les raisins servant à faire le vin ont été ramassés et qui est indiquée sur la bouteille) est encore plus important que quasi partout ailleurs, en Europe et dans le Nouveau Monde. Notre climat rigoureux est limite pour la production à grande échelle de vin de qualité, pas trop marqué par une certaine rusticité. Les étés moches de 2008 et 2009 n’ont pas donné les meilleurs vins. En contrepartie, la saison estivale 2010, dont on vient de se régaler, devrait engendrer parmi les meilleurs crus de la décennie.

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  • 21 nov. 2011
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    Participation de Gaetan Roy

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    Par Gaetan Roy
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    J'achète des vins québécois de façon régulière. Lorsque je passe par St-Jean-Port-Joli, j'en profite
    pour aller au Vignoble du Faubourg. J'adore leur accueil.

  • 21 sept. 2011
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    Participation de Jonathan Houle

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    Par Jonathan Houle
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    Je confirme qu'il y a de très bons vins blancs québécois! Vraiment pas chère à 13$ pour la plupart pour la qualité offerte. Ce sont des vins fabriqués naturellement qui n'ont pas d'arrière gôuts de sulfites et dont l'industrie ne s'ait pas accaparé de la qualité. Bravo vignerons québécois. Ne lachez pas prise et je vous encourage à continuer d'élaborer de bons vins blancs!

  • 8 déc. 2010
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    Participation de Michel Thibault

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    Par Michel Thibault
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    un de vos tests recommandais Nobella, tres bon choix
    les espagoles peuvent nous livré des litres a environ $9.50 transport inclus, au Québec rien de disponible en bas de $12.00 pour 750ml
    désollent :(

    • 21 sept. 2011
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      Participation de Jonathan Houle

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      Par Jonathan Houle
      (Participant occasionnel)

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      Peut-être mais le vin espagnol à 9.50$ n'est pas du vin...mais plutot du jus de raisin industriel alcoolisé. Le monde ne sont parfois pas au courant de l'immense industrialisaton derrière ces vins à bas prix. Un vrai vin, respect le raisin et le terroir. Ici nous avons la chance d'avoir des vigneron qui essaie de faire de la qualité en respectant la procédure naturel de faire du vin. Je serais désolé de voir des producteurs d'ici faire du vin industriel qui passe a travers des procédé chimiques pour en contrôler l'alcool, la couleur et le gout. Nos vins blancs à 12,50$ valent facilement des vins à 18$ à la SAQ. Je suis tanné de voir les industries s'approprié des choses de qualité et les massacrer pour en baisser le prix....si vous avez pas les moyuens de boirent du vin, buvez de la bière! Une bière de qualité se paie 2-3$ alors qu'un vin se paie facilement 18-20$ En bref, c'est une produit de luxe. L'aliment le plus complexe créé par l'homme!

  • 6 déc. 2010
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    Participation de François Isabelle

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    Par François Isabelle
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    Quoi de plus agréable que d'aller déguster chez le vigneron qui a aménagé un comptoir accueillant, d'acheter au mérite en faisant une discrimination positive des produits du terroir, quand on sait que pour améliorer son produit il doit bien avoir un achat local qui aidera au démarrage auquel ni la SAQ ni Revenu Québec ne semblent vouloir contribuer, contrairement à l'Ontario qui aide vraiment son industrie viticole.

  • 19 nov. 2010
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    Participation de Marc Hébert

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    Par Marc Hébert
    (Participant occasionnel)

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    Très peu, mais j'aimerais bien. D'autant que j'habite entre le Cep d'Argent et le Roc Noir. Je ne comprend pas pourquoi vous ne nous avez pas fait profiter des résultats de ces tests de dégustation par vos spécialistes. Ca nous aurait porter à les encourager.

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