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Le vin a le vent dans les voiles au Québec. Et il n’y a pas que les producteurs étrangers – d’Europe ou du Nouveau Monde – à vouloir en tirer parti: les vignerons d’ici ont eux aussi l’intention d’y trouver leur profit. Chose certaine, ils sont de plus en plus nombreux à faire du vin dans la province, malgré le rude climat hivernal.
Ainsi, le nombre de vignobles dignes de ce nom est passé de deux à sept entre 1985 et 1991, puis de 28 à 52 entre 2000 et 2010, selon l’Association des vignerons du Québec (AVQ).
Tout ce vin est-il bon? Le réchauffement climatique permet-il
désormais de produire des fleurons autres que les fameux vins de glace,
qui s’accommodent pour leur part très bien du froid?
Pour le savoir, nous avons demandé leur concours à six des meilleurs palais québécois. Réunis voilà quelques mois par Protégez-Vous, ils ont accepté de goûter, à l’aveugle, une cinquantaine de vins québécois. Sauf erreur, personne n’avait jusqu’ici organisé une telle dégustation, d’une telle ampleur et en présence d’aussi éminents spécialistes.
Or, au terme de l’exercice, il apparait que les produits d’ici sont bons… en partie du moins. En clair, une bonne moitié des vins testés ont passé la rampe et démontré des qualités certaines. Par contre, les autres vins n’ont pas réussi à se qualifier et ont été écartés pour diverses raisons, le plus souvent à cause de faux goûts ou d’un manque de fraîcheur ou de fruit.
Face à ces résultats mi-figue mi-raisin, on peut toutefois prendre le parti de voir le verre à moitié plein, plutôt que l’inverse.
Les divers commentaires des spécialistes sont parfois très durs, mais aussi parfois encourageants, les meilleurs vins soutenant même la comparaison avec certains produits élaborés ailleurs au Canada.