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Masque à oxygène, prothèses buccales et chirurgie

Par Kathy Noël

Mise en ligne : avril 2011

Masque à oxygène. Photo: iStockphoto

Sylvain Couillard, 36 ans, n’oubliera pas de sitôt la fois où il s’est endormi en plein milieu d’une entrevue de sélection pour un emploi! «À cette époque, je me levais toujours fatigué et j’avais l’impression de ne pas avoir dormi de la nuit. Je pouvais m’endormir n’importe quand et n’importe où.» C’était avant 2008, l’année où il a appris qu’il traînait depuis des années un problème d’apnée du sommeil, un trouble respiratoire sérieux qui interrompt le sommeil et nuit à sa qualité. C’est l’arrivée de leur deuxième enfant qui a soulevé un doute chez sa conjointe, Chantale, qui elle-même souffrait d’insomnie. «Elle s’est rendu compte que j’arrêtais de respirer pendant de longues secondes, et ce plusieurs fois par nuit», raconte Sylvain.

L’un des symptômes de l’apnée est le ronflement. Or, avant de se ruer chez le médecin, il faut savoir que seulement 3 % des ronfleurs font de l’apnée. Dans le cas de Sylvain, il n’y avait pas de ronflement, mais une fatigue importante dès le réveil et des endormissements fréquents le jour. Cela suffit pour consulter. «Dans certains cas, les gens ont des arrêts respiratoires tellement longs que ça va les réveiller et perturber également leur sommeil», indique le Dr Frédéric Sériès, pneumologue à l’Institut universitaire de cardiologie et de pneumologie de Québec. Les hommes, les personnes âgées, celles qui souffrent d’obésité, qui fument ou qui consomment de l’alcool ou des anxiolytiques sont plus à risque de faire de l’apnée. Selon Frédéric Sériès, certains cas d’apnée disparaissent complètement lorsque la personne perd du poids.

Masque à oxygène

Dans les cas d’apnée sévère (plus de 30 pauses respiratoires à l’heure), le traitement souvent proposé est l’utilisation d’un appareil de pression positive continue (PPC). Cet appareil insuffle de l’air en continu par le nez grâce à un masque que l’on porte la nuit. Le PPC coûte cher (environ 1 500 $ dans les cliniques spécialisées) et il n’est pas couvert par la Régie de l’assurance maladie du Québec (RAMQ). Toutefois, plusieurs assurances privées le remboursent et on peut le louer avec option d’achat. À ce jour, c’est le traitement le plus efficace, affirme Frédéric Sériès. «Le masque a tendance à tomber quand la température est plus froide dans la chambre ou que l’air est plus sec, commente Sylvain Couillard. Mais depuis que je l’utilise, j’ai plus d’énergie.»

Prothèses buccales

Certains chirurgiens dentistes proposent aussi des orthèses mandibulaires destinées à avancer la mâchoire inférieure et la langue, ce qui aide à maintenir les voies respiratoires supérieures ouvertes durant le sommeil. Ce dispositif réduit de moitié au moins les apnées plus légères (de cinq à 15 pauses respiratoires à l’heure) et modérées (de 15 à 30 pauses respiratoires à l’heure), selon le Dr Sériès. «L’avantage de l’orthèse est qu’elle est plus légère et plus simple à utiliser que le PPC», explique le pneumologue. Le problème est également son coût (entre 1 000 et 2 600 $), car elle doit être faite sur mesure. En outre, les résultats ne sont pas garantis. «Les études n’ont pas permis d’identifier à l’avance les candidats chez qui ça fonctionne», dit-il. Comme pour le PPC, le traitement n’est pas couvert par la RAMQ, mais plusieurs assurances privées le prennent en charge.

Photo: iStockphoto

Chirurgie pour les ronfleurs

Contrairement à une croyance répandue, la chirurgie n’est pas indiquée dans les cas les plus graves de ronflement, mais plutôt dans les cas de légers à modérés. L’opération classique, pratiquée par un otorhinolaryngologiste, consiste à enlever les amygdales (lorsqu’elles sont trop grosses) et à couper la luette et le voile du palais pour dégager les voies respiratoires supérieures.

Laser

Cette chirurgie peut aussi se faire au laser en brûlant les tissus. L’avantage de cette méthode est qu’elle ne nécessite pas d’anesthésie générale. Le hic, c’est qu’«il est difficile d’être aussi précis avec la technique au laser, explique le Dr Sériès, pneumologue à l’Institut universitaire de cardiologie et de pneumologie de Québec. De plus, en cas d’apnée, le laser est contre-indiqué, car il pourrait aggraver le problème». D’une manière générale, qu’elles soient classiques ou au laser, les chirurgies n’ont qu’un faible taux de succès (30 %) dans les cas d’apnée. Par contre, elles sont efficaces à 80 % pour traiter les problèmes de ronflement simple.

Avant d’envisager tout recours à la chirurgie, adressez-vous à votre médecin ou à un centre du sommeil pour connaître la cause exacte de votre ronflement et ainsi recevoir le traitement approprié. Car bien d’autres facteurs peuvent être en cause, comme l’alcool, l’embonpoint, le tabac et certains médicaments, tels que... les somnifères!

Pour en savoir plus

Vaincre les ennemis du sommeil, Charles Morin, Les Éditions de l’Homme, 2009.
PasseportSanté.net: Avez-vous bien dormi?
PasseportSanté.net: L'apnée du sommeil

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