L’exercice est indispensable pour vivre une grossesse en santé. Mais quelles activités physiques les futures mamans devraient-elles privilégier?
On a longtemps recommandé aux femmes enceintes de limiter leurs activités physiques pour ne pas nuire à leur santé et à celle du bébé. Les études ont depuis prouvé que l’exercice n’augmente pas les dangers de fausse couche ou les complications néonatales. Au contraire, il diminue les risques de diabète de grossesse, accroît le souffle et l’énergie durant l’accouchement et permet une meilleure récupération postpartum, fait valoir la Dre Isabelle Girard, vice-présidente de l’Association des obstétriciens et gynécologues du Québec. Plus encore, l’activité physique durant la grossesse aurait des bienfaits sur le cœur du bébé jusqu’à un mois après sa naissance, selon une étude de l’Université de Kansas City publiée en 2011.
Prévenir plutôt que guérir
Pendant l’activité physique, il est important de bien s’hydrater et de limiter l’intensité de l’exercice afin de ne pas diminuer le flux sanguin vers l’utérus. Cela pourrait être nocif pour l’enfant, avertit la Dre Girard. «Les articulations sont plus fragiles durant la grossesse et les risques d’entorse sont accrus», indique Élisabeth Drévès, sage-femme et ex-responsable du service des sages-femmes au Centre de santé et de services sociaux Jeanne-Mance, à Montréal. Elle ajoute qu’avant d’entreprendre un programme d’exercices, la femme enceinte devrait en discuter avec son médecin ou sa sage-femme afin de connaître les contre-indications possibles.
Activités variées

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Les femmes qui ont une grossesse sans complications peuvent opter pour
la marche rapide, le vélo stationnaire, le ski de fond, la natation ou
l’aquaforme, selon la Société des obstétriciens et gynécologues du
Canada (SOGC) et la Société canadienne de physiologie de l’exercice
(SCPE). Ces activités font travailler le système cardiovasculaire, et
les risques d’impacts et de chutes sont peu élevés.
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Les femmes qui font régulièrement du vélo, du jogging, de l’équitation
ou du ski alpin peuvent continuer durant la grossesse, si elles sont
habiles et que les risques de chute sont minimisés, précise la Dre
Girard. Il est donc préférable d’opter pour des pentes de ski moins
périlleuses et de privilégier le vélo sur pistes cyclables plutôt qu’en
montagne. «Pour les sports à impacts, comme l’équitation et le jogging,
il faut s’assurer d’avoir une expertise suffisante pour limiter le
risque de chocs importants à l’abdomen», ajoute la Dre Girard.
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L’entraînement en salle est également permis durant la grossesse.
«Soulever de lourdes charges est cependant déconseillé, prévient
Élisabeth Drévès. En sollicitant les muscles abdominaux de façon trop
importante, ce type d’effort pourrait stimuler l’utérus et générer des
contractions. Il faut aussi éviter de se coucher sur le dos dès le
deuxième trimestre pour ne pas compresser la veine cave, ce qui pourrait
entraîner un malaise chez la mère et l’enfant.»
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Vous n’êtes pas de nature active? Allez-y de façon progressive. Débutez
par des séances de 15 minutes, 3 fois par semaine, conseillent la SOGC
et la SCPE. Puis, augmentez graduellement à 30 minutes, 4 fois par
semaine. Commencez par des activités comme la marche, la marche rapide
ou le vélo stationnaire, recommande la Dre Girard. Le yoga prénatal et
le Pilates sont aussi de bons choix, s’ils sont supervisés par des
instructeurs qualifiés.
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