Un récent classement de Greenpeace montre que le thon en conserve vendu au pays est le plus souvent issu de pratiques de pêche destructrices.
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«Boîte de thon ou boîte de Pandore?» se demande Greenpeace dans un rapport sorti au début du mois (voir «En savoir plus», au bas de la page).
Constat sans appel
Établi en fonction de critères reliés au développement durable, ce classement porte sur les 14 principales marques de thon en boîte vendues au Canada. Et le constat de Greenpeace est sans appel: même les plus connues, comme Clover Leaf ou les marques maison de Metro, Sobeys et Loblaw, proposent «le produit d’une pêche destructrice et non durable», dénonce Sarah King, responsable de la campagne Océans de l’organisation écologique.
«Si les consommateurs étaient au courant qu’en plus du thon en péril ils achètent la destruction de la vie marine, explique-t-elle, il y a fort à parier qu’ils réfléchiraient à deux fois avant de se procurer ces produits au supermarché.»
«Le thon en conserve est un aliment de base pour de nombreux foyers canadiens et se trouve dans toutes les chaines de supermarché. Mais cela pourrait changer si les sources d’approvisionnement demeurent non durables», conclut Sarah King.
Du meilleur…
Sur les 14 marques passées au crible par Greenpeace, seules deux décrochent la note de passage: Wild Planet (1er avec 65 %) et Raincoast (2e avec 50 %). Selon l’organisation, ces deux compagnies ont entamé des actions concrètes pour protéger les océans. Entre autres, elles «valorisent des méthodes de pêche sélectives, appuient les pêcheries locales et offrent un étiquetage plus transparent à leur clientèle».
La note de près de la moitié des entreprises répertoriées dans le classement se situe sous la barre des 40 %. Les grandes marques maison Sélection (Metro), Nos Compliments (Sobeys) et le Choix du Président (Loblaw) obtiennent une note égale ou inférieure à 45 %.
… au pire
La bannière Clover Leaf, qui détient la plus grande part de marché des produits de la mer en conserve au pays, a refusé de remplir le questionnaire de Greenpeace. Elle se classe à la 11e place avec une note de 27 %. «Malgré l’information qu’elle rend disponible sur son site Internet quant à l’avenir du thon et les alternatives durables, l’entreprise demeure très évasive sur ce qui se trouve dans ses conserves», déplore Sarah King.
Les marques Rio Mare (23 %), Pastene (4 %) et Unico (1 %) finissent bonnes dernières. Unico, l’autre compagnie qui a refusé de répondre au questionnaire, «ne montre aucun signe d’intérêt face à l’avenir durable de la ressource qu’elle exploite», juge Greenpeace.
Les demandes de Greenpeace
L’organisation écologiste demande notamment aux grandes chaînes de supermarché et aux principales marques de thon en conserve de s’approvisionner auprès de stocks de poissons en bonne santé et de «proscrire les produits de la pêche illégale ou provenant de méthodes de pêche non sélectives».
Greenpeace appelle par ailleurs les compagnies à rendre publique l’information sur leur approvisionnement. Et plaide pour une meilleure traçabilité, qui devrait se traduire par un étiquetage complet.
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