Photo: Réjean Poudrette
Les aliments à valeur ajoutée ont gagné la section des compotes de fruits. La compote Pommes et grenade avec antioxydants, de Mott’s, affiche ceci : « La vitamine C est un antioxydant qui aide aussi le corps à métaboliser les matières grasses et les protéines ; aide aussi à la formation du tissu connectif » (qui devrait se lire « tissu conjonctif »).
Or, cette affirmation ne figure pas dans la liste des allégations permises par la Loi sur les aliments et drogues.
Philippe Laroche, relationniste à Santé Canada, explique que cette compote « est classée comme un produit de santé naturel (PSN) en raison de ses ingrédients et de ses allégations santé. Plusieurs mentions sont permises pour les PSN pourvu qu’elles soient basées sur des preuves démontrant l’efficacité de l’ingrédient qui fait l’objet de l’allégation ».
Dans le cas de la vitamine C, Santé Canada a développé une monographie qui regroupe les allégations préapprouvées pour cet ingrédient.
Mais à ce compte, beaucoup d’aliments transformés pourraient être considérés comme des PSN et se donner une allure santé, non ?
Peut-être faudrait-il mieux encadrer l’industrie alimentaire pour éviter que les allées de nos supermarchés ne ressemblent à une pharmacie. Et se dire que les fraises du Québec fournissent elles aussi de la vitamine C… sans pour autant avoir besoin d’un numéro de produit naturel !