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Le bon traitement?
«Ce qu’il faut bien comprendre avec le mal de gorge, c’est qu’il est
causé par une infection virale dans près de 80 % des cas. Dans ces
conditions, l’utilisation d’antibiotiques n’est pas possible», explique
le Dr Jean Pelletier, médecin de famille à la clinique Notre-Dame et
directeur du Département de médecine familiale et de médecine d’urgence à
l’Université de Montréal. Dans ce cas, on peut simplement soulager la
douleur par un traitement palliatif, comme des pastilles ou un
vaporisateur.
Néanmoins, «si vous ressentez un mal de gorge intense et une fatigue
généralisée combinés à une fièvre très élevée (au-dessus de 40 °C) et à
une impossibilité d’avaler pendant plusieurs jours, il faut consulter»,
précise-t-il. L’infection est alors peut-être d’origine bactérienne et
elle nécessite d’être traitée adéquatement. Surtout chez les enfants de
trois à 10 ans, où elle peut cacher une pharyngite à streptocoque bêta
hémolytique de groupe A.
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Pastille ou vaporisateur?
«Les pastilles proposées en pharmacie favorisent la salivation et
l’hydratation. Indirectement, elles permettent de lubrifier les
muqueuses et d’atténuer l’inflammation», dit Diane Lamarre, pharmacienne
et présidente de l’Ordre des pharmaciens du Québec. Le choix d’un
vaporisateur en lieu et place des pastilles est dicté par les
préférences du consommateur. L’effet obtenu est similaire, bien que les
pastilles permettent une salivation plus prolongée.
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Du menthol avec ça?
Certains produits qui contiennent du menthol ou de l’eucalyptus
contribuent à masquer la douleur sans pour autant s’attaquer à
l’inflammation. «Chez les enfants de deux à 18 ans, deux études
rigoureuses viennent de montrer que le miel pasteurisé peut être
préconisé pour son effet antitussif et de soulagement des maux de
gorge», précise Mme Lamarre.
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Antibactérien ou anesthésiant?
Les antibactériens, comme le cétylpyridinium, ajoutés dans les produits
sont peu efficaces, puisque la majorité des infections sont d’ordre
viral. De même, la présence d’un anesthésique, comme la benzocaïne, le
phénol ou la dyclomine, a un effet de courte durée, mais peut aider au
confort de la personne. «Dans tous les cas, ils ne sont pas meilleurs
qu’une prise d’acétaminophène ou d’un anti-inflammatoire, comme
l’ibuprofène», précise le Dr Pelletier.
Prudence tout de même avec ces anesthésiques. «Il est recommandé de ne
pas boire de boisson chaude tout de suite après la prise d’un produit
qui en contient. Le risque de brûlures est important, car la sensation
de chaud est annulée par l’effet d’anesthésie locale. On peut aussi
rencontrer des difficultés de déglutition. La prise après le repas est
donc tout indiquée pour éviter l’étouffement, surtout chez les personnes
âgées», précise Mme Lamarre.
Un conseil: surveillez votre tolérance aux allergies vis-à-vis de ces
ingrédients ajoutés et lisez bien les étiquettes. Car, dans bien des
cas, une même marque de produit proposera des molécules d’anesthésiques
différentes dans ses pastilles et dans ses vaporisateurs.
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Marque nationale ou maison?
«Après avoir vérifié que les ingrédients actifs de deux produits sont
identiques, le consommateur peut faire le tri selon ses préférences. En
termes d’efficacité, il n’y a pas de grosse différence», dit le Dr Pelletier.
«Dans le doute ou si les symptômes persistent, il ne faut pas hésiter à
s’informer auprès de son pharmacien. Il saura vous conseiller ou vous
rediriger vers un médecin si nécessaire», conclut Mme Lamarre.
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