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Les glycotoxines en cause

Par Lise Bergeron

Mise en ligne : avril 2012

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Magazine : mai 2012

De plus en plus d’études scientifiques établissent un lien entre les aliments dont l’indice glycotoxique (Advanced glycation end products content) stimule une réponse immunitaire permanente avec, à la clé, une inflammation silencieuse qui mine, à la longue, les fonctions normales de l’organisme.

«On a mis du temps à le découvrir, mais il semble en effet qu’une inflammation modeste et constante favorise la maladie. Il n’est pas encore tout à fait clair si cette inflammation survient avant ou après l’apparition des symptômes. On sait toutefois que si on ­limite le processus inflammatoire, on réduit du coup la maladie», explique André Marette, directeur scientifique de l’Institut des nutraceutiques et des aliments fonctionnels et professeur à la Faculté de médecine de l’Université Laval, à Québec.

Cette inflammation rampante serait notamment favorisée par les aliments archi-transformés qui composent notre menu quotidien et qui sont dépourvus des enzymes nécessaires à la dégradation et à la métabolisation des nutriments.

Il y a inflammation et inflammation!
L’inflammation est un mécanisme de défense naturel du corps. Quand on se coupe, par exemple, une réaction inflammatoire aiguë se met en branle: la région atteinte devient douloureuse, rougit et enfle. C’est le signal que l’organisme résiste en envoyant son équipe de réparation – les défenses immunitaires – à la rescousse. Sans ce mécanisme, nous serions dans le pétrin.

Par contre, l’inflammation chronique ou silencieuse, elle, est nocive. Le système immunitaire est en alerte constante, ce qui déclenche une cascade de réactions biochimiques inadéquates et dommageables pour nos tissus et nos organes. On peut vivre pendant des années avec une inflammation rampante, qui risque de se transformer en maladie plus tard selon nos prédispositions génétiques et d’autres facteurs environnementaux.

Les glycotoxines seraient liées à plusieurs maladies
Plusieurs études tendent à démontrer que les glycotoxines présentes en grand nombre dans les aliments transformés ou cuits à haute température seraient liées à la dégénérescence de nos cellules, tissus et organes. L’une d’elles, publiée par les Presses de l’Université d’Oxford en 2010, conclut que «l’accumulation de glycotoxines accélère le déclin des fonctions de l’organisme». Une autre, publiée en 2005 par l’Académie des sciences de New York, indique que les glycotoxines sont à l’origine de l’inflammation systémique. Même constat dans une étude japonaise de 2007: cesser de consommer les aliments dont l’indice glycotoxique est élevé non seulement bloquerait la progression de l’athérosclérose et des maladies rénales, mais améliorerait en outre la résistance à l’insuline chez les diabétiques.

Les glycotoxines, qu'est-ce que c'est?
Composés chimiques issus de la cuisson et de la métabolisation des aliments. Leur accumulation dans l’organisme entraînerait nombre de maladies inflammatoires chroniques. Selon l’Academy of Nutrition and Dietetics des États-Unis, les glycotoxines stimulent le stress oxydatif, qui est à l’origine de plusieurs maladies.

Les allergies alimentaires et le syndrome métabolique (combinaison de facteurs de risque comme l’hypertension, l’obésité et la glycémie élevée) seraient aussi la conséquence d’une alimentation riche en glycotoxines et pauvre en antioxydants. Différents facteurs joueraient un rôle essentiel dans le développement des maladies modernes: «Étant donné que nous consommons toujours plus, depuis les années 1960, de nourriture préparée industriellement, toujours plus de quantités de sucre raffiné, de sel, de gras et de substances chimiques, l’embonpoint, l’obésité et les maladies chroniques touchent un pourcentage croissant de la population», écrit Jacqueline Lagacé.

Cela va de pair avec «la consommation réduite de végétaux, de vitamines, de minéraux et d’oméga-3 par rapport à l’alimentation précédant l’ère industrielle», poursuit-elle.

Autres éléments qui contribueraient à réduire la quantité de micronutriment dans les aliments: la cueillette prématurée des fruits et légumes, leur transport sur de grandes distances, la durée d’entreposage, l’utilisation de pesticides, d’herbicides et de fongicides, d’additifs, de colorants, d’agents aromatisants et de conservation. Résultat: notre nourriture, appauvrie, combinée à un mode de vie où dominent le stress et le manque d’activité physique, nous rendrait vulnérables à la maladie. « Bien sûr, nos enzymes viennent à bout de désencrasser notre système, mais quand il est surchargé, les toxines s’accumulent et le processus inflammatoire s’installe», ajoute Jacqueline Lagacé.

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