Résultats sur la santé
Le sel est essentiel au maintien d’une bonne santé ; il est notamment au cœur de l’activité musculaire et nerveuse et préserve l’équilibre des fluides de l’organisme.
Santé Canada considère qu’un apport de 1500 mg de sodium par jour est suffisant. Or, la plupart des gens en avalent beaucoup plus sans même s’en rendre compte, car la majorité du sel que nous consommons est «caché» dans les aliments transformés.
En grande quantité, le sel est nuisible, car il inhiberait une enzyme qui participe à la régulation de la tension artérielle.
Résultat : hypertension et maladies cardiaques à la clé. D’autres études ont aussi relié le sel au cancer de l’estomac, à des problèmes rénaux et à l’ostéoporose.
Une majorité d’experts en santé publique, dont l’Association médicale canadienne et la Fondation des maladies du cœur, affirment que plusieurs vies seraient épargnées si nous abaissions ne serait-ce qu’un peu notre consommation de sel.
Des chercheurs ont suivi 3000 personnes pendant quatre ans. Celles qui ont réduit leur apport de 25 à 30 % ont du coup diminué leur risque de crise cardiaque de 25 %, a révélé l’étude publiée dans le British Medical Journal en 2007.
À ce chapitre, l’exemple finlandais est éloquent : une réduction de 35 % de l’apport de sel dans ce pays au cours des 30 dernières années aurait contribué à diminuer de 75 % la mortalité cardiovasculaire chez les personnes de moins de 65 ans.
La clé : des campagnes de sensibilisation dans les médias, un encadrement plus serré du secteur alimentaire et la mise en marché du Pansalt, un sel allégé en sodium et enrichi en potassium et en magnésium.

Ce tableau indique le pourcentage de l’apport quotidien recommandé d’un nutriment.
Le hic : dans le cas du sodium, cette donnée est basée sur le maximum tolérable (2300 mg) par jour, et non sur l’apport quotidien suffisant (1500 mg) fixé par Santé Canada. En refaisant les calculs, une portion de la soupe ci-contre ne comble plus 47 % de votre apport quotidien, mais bien 75 % !