Comment aider les enfants?
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Chaque enfant a besoin d’être encadré et conseillé pour progresser dans ses apprentissages. C’est encore plus vrai lorsqu’il éprouve des difficultés particulières à se concentrer. Voici quelques-uns des conseils donnés par des pédopsychiatres dans le cas des enfants diagnostiqués avec un trouble de déficit de l’attention avec ou sans hyperactivité (TDAH).
- Pour éviter que son attention se disperse, confiez-lui une seule tâche à la fois, en la décomposant au besoin en étapes faciles à comprendre et à réaliser. Les objectifs doivent être adaptés à ses possibilités.
- Donnez-lui des consignes simples et claires. Le but est de l’aider à établir des routines dans sa vie quotidienne afin qu’il puisse devenir autonome.
- Instaurez un cadre favorable aux devoirs, par exemple en l’installant dans une pièce calme, loin de toute source de distraction.
- Consacrez-lui du temps chaque jour, par exemple pour jouer ou lire une histoire. Souvenez-vous que les troubles dont il souffre risquent de s’aggraver dans un environnement familial chaotique.
- Montrez-lui que ses efforts sont appréciés, cela l’encouragera à les poursuivre. Il peut s’agir de commentaires positifs ou d’un système de « bons points » lui donnant droit à une récompense. N’oubliez jamais que la motivation et les encouragements donnent de meilleurs résultats.
- Apprenez à « décoder » les conditions qui favorisent les conflits afin de les éviter ou de les anticiper.
- Évitez les remarques dévalorisantes, surtout s’il s’agit de généralisations (« tu fais tout de travers »). Émettez plutôt une critique à propos d’un point précis.
- Évitez de prêter une trop grande attention à d’éventuels comportements indésirables, mais profitez-en pour lui rappeler qu’il y a des règles et, si nécessaire, appliquez des sanctions.
- Mettez des limites fermes aux comportements inacceptables en utilisant la « mise à l’écart », si possible dans un endroit peu intéressant de la maison (entrée, couloir). Cette punition permet de limiter les risques d’escalade de la violence et donne à tout le monde le temps de retrouver son calme. Elle est également très utile pour aider l’enfant à mieux contrôler ses émotions et lui faire prendre conscience des conséquences de ses actes. Les règles de la « mise à l’écart » doivent cependant lui être bien expliquées.
- Si l’enfant est très impulsif et sujet à des accès de colère, donnez-lui les moyens d’extérioriser ses émotions sans danger pour lui. Par exemple, en l’encourageant à être actif physiquement : certaines études indiquent qu’une activité physique régulière (au moins 40 minutes trois fois par semaine) permet d’améliorer l’attention.
- Soyez vous-même un « modèle » et montrez l’exemple…
Sources : Dr Dave Ellemberg ; Lilly France ; PasseportSanté.net.