Fini les charlatans qui s’improvisent psychothérapeutes. L’obtention d’un permis est désormais nécessaire pour exercer cette activité, une règle qui favorisera la protection du public.
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Depuis la semaine dernière, l’utilisation du titre de psychothérapeute et la pratique de cette activité sont mieux réglementées. «Les personnes qui pratiquent la psychothérapie doivent notamment détenir le titre de psychothérapeute, être membres d’un ordre professionnel dont les membres peuvent exercer la psychothérapie, détenir un diplôme universitaire de maîtrise dans le domaine de la santé mentale et des relations humaines et avoir réussi 765 heures de formation théorique complétées par 600 heures de formation pratique», explique le directeur à la qualité et au développement de la pratique de l’Ordre des psychologues du Québec, Pierre Desjardins. Les ordres professionnels concernés sont ceux des médecins, psychologues, conseillers d'orientation, ergothérapeutes, infirmières, psychoéducateurs, travailleurs sociaux et thérapeutes conjugaux ou familiaux.
Pour ne pas léser les praticiens qui exercent depuis un moment dans les règles de l’art, les professionnels qui répondent aux exigences de formation – mais qui ne sont pas membres de ces ordres – disposent de deux ans pour obtenir un permis par la reconnaissance des droits acquis s’ils satisfont à toutes les conditions.
Les personnes qui continueront à exercer une activité professionnelle répondant à la définition de la psychothérapie sans en avoir l’autorisation seront passibles de poursuite pour exercice illégal, et ce, même si elles exercent l’activité de psychothérapeute sous un titre différent («coach de vie», par exemple).
Le public, mieux protégé
Concrètement, ces nouvelles mesures permettront de mieux encadrer la pratique de la psychothérapie et, par ricochet, de «protéger les patients vulnérables contre des individus qui se prétendent spécialistes», croit le ministre de la Justice et ministre responsable des lois professionnelles, Jean-Marc Fournier.
Les gens à la recherche d’un psychothérapeute – ou ceux qui désirent vérifier si une personne en particulier est autorisée à pratiquer – pourront en trouver un en consultant le Bottin – Psychothérapie, qui sera mis à jour régulièrement.
Un psychothérapeute a-t-il déjà été sanctionné par le conseil de discipline de son ordre professionnel? On peut le vérifier auprès de l’ordre duquel il relève, ou auprès de l’Ordre des psychologues par téléphone s’il n’est membre d’aucun ordre.
Des frais pris en charge?
Les tarifs demandés pour une séance de psychothérapie varient entre 80 $ et 120 $ pour une séance de 50 minutes, selon l’expérience du professionnel, sa région de pratique et l’importance du service rendu.
La plupart des contrats d’assurances collectives offrent un remboursement intégral ou partiel des frais de consultation pour un psychologue. «On peut penser qu’il en sera de même pour les psychothérapeutes détenteurs d’un permis», croit Pierre Desjardins. Pour en avoir le cœur net, mieux vaut s’en informer directement auprès de son assureur.
Dans plusieurs cas, les frais de consultation pourront être déductibles d’impôt puisqu’ils entrent désormais dans la catégorie des services de santé.
À noter que le grand public peut bénéficier gratuitement des services
d’un professionnel en milieu hospitalier, dans les CLSC ou dans les
écoles primaires et secondaires, mais le délai d’attente est
généralement long.
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