Bulletin et alertes Fils RSS Facebook Twitter Suivez-nous

Texte normal Texte moyen Texte grand

  • Imprimer
Fermer

Des porcs élevés «humainement»?

Par Lise Bergeron

Mise en ligne : janvier 2012

 | 

Magazine : février 2012

Photo: Réjean Poudrette

Vu récemment sur des saucisses: «Porc d’élevage rustique – Certifié bien-être animal». Ah bon? De quoi s’agit-il?

D’une première certainement au Québec, puisque les Viandes duBreton est la seule entreprise d’ici à afficher le sceau du programme américain Certified Humane Raised & Handled sur ses découpes de porcs.

Différences avec le porc conventionnel: «Les truies ne sont pas confinées dans des cages de gestation, elles peuvent circuler avec leurs petits dans un espace plus grand. Aussi, le plancher n’est plus fait entièrement de lattes, qui sont inconfortables pour les pattes des animaux. On respecte le besoin naturel des cochons de nidifier et de fouir en mettant de la paille dans les emplacements», explique Claire Michaud, responsable communication-marketing chez duBreton.

Le programme vise également la réduction du stress associé à la vie sur la ferme, au transport et à l’abattage. Le «porc d’élevage rustique» – qui n’est pas une appellation contrôlée, mais bien une marque déposée de duBreton –, ne mange pas de sous-produits animaux.

On ne lui donne pas d’antibiotiques accélérant la croissance, une pratique qui est dénoncée par les scientifiques, car elle contribue à la résistance des bactéries aux antibiotiques.

Un compromis
Contrairement au porc certifié biologique, le «porc d’élevage rustique» n’a pas accès à l’extérieur et sa nourriture n’est pas bio. «Ce sont les deux différences principales. C’est un compromis entre le bio et le conventionnel», dit Claire Michaud.

Et d’où vient l’animal? «La majeure partie de nos porcs viennent de l’Ontario, où les règles de mise en marché sont différentes. Mais ça commence à se développer ici», explique Claire Michaud.

Pour Carl Saucier-Bouffard, professeur d’éthique animale au Collège Dawson et chercheur associé à l’Université d’Oxford, en Angleterre, «Cette viande constitue une amélioration par rapport à la viande conventionnelle, mais ne représente pas la façon la plus éthique de s’alimenter. Pour l’environnement et pour le bien-être de l’animal, le végétalisme reste la meilleure solution».

Élevage «Certifié bien-être animal»: les vidéos
www.dubreton.com/fr/videos

Commentaires

1

Réagissez!

Est-ce que la façon dont ont été élevés les animaux est déterminante pour votre achat?

Fermer
Connexion
 

L'envoi de commentaires est réservé à nos abonnés web.

Vous êtes abonné? Connectez-vous ici. Pas encore abonné? Voyez nos offres ici.

Commentaires du plus récent au plus ancien

  • 14 mai 2012
    Fermer
    Participation de Joanie Venne

    Commentaires publiés : 8

    Discussions publiées : Non disponible

    Par Joanie Venne
    (Participant occasionnel)

    Commentaire pertinent Je trouve ce commentaire pertinent 0 )

    Enfin!!! Certains éleveurs du Québec prouvent qu'on peut être "humain" dans l'industrialisation des fermes... Bravo pour l'intelligence supérieure des viandes DuBreton qui on compris que les animaux sont des êtres vivants dotés d'un système nerveux central qui ont besoin de bouger et de vivre comme tous les êtres vivants de la terre. Je n'arrive pas à croire qu'une majorité des fermes du Québec obligent les animaux à vivre à l'état "végétatif" immobilisés dans des cages où les pauvres truies ne peuvent même pas se retourner tellement elles sont coincées et tout ce qu'elles ont à foutre de toute leur journée toute leur vie est de mordiller les barreaux et d'essayer de sortir de là. Je n'arrive pas à croire que des consommateurs, des êtres humains encouragent cette cruauté inimaginable en récompensant ces éleveurs chaque semaine à l'épicerie. Ça me dégoûte! Beaucoup d'articles de revues d'agriculture du Québec, des vidéos..des liens réunis sur http://www.verite-secrete.com

Fermer
Suivez ce dossier par courriel

Afin de recevoir les discussions, commentaires et nouveautés en lien avec ce dossier, vous devez vous inscrire au site (gratuit) ou encore mieux vous abonner.

Si vous êtes déjà inscrit ou abonné, .

Retour à l'article