«Dans le créneau des marchés d’alimentation», Metro fait figure de précurseur en environnement», peut-on lire sur le site Internet de l’entreprise, à propos de son nouveau sac réutilisable.
Et pour que ses clients soient bien persuadés de son intérêt pour la nature, Metro précise: «Sauver la planète n’est pas un mince défi. On le sait, les ressources doivent être consommées avec modération.» Et, plus loin: «Chose certaine, tous doivent mettre la main à la pâte» afin d’éviter que la «facture écolo» ne soit trop lourde.
Bravo! Sauf que, dans le palmarès canadien des supermarchés établi par Greenpeace, Metro frise le zéro en matière d’approvisionnement en produits de la mer durables, avec une note de 1... sur 100.

Basé notamment sur le nombre d’espèces menacées vendues en magasin, ce palmarès fait suite à la campagne entamée il y a un an par l’organisme non gouvernemental sur le thème de l’effondrement de nombreux stocks de poissons et fruits de mer.
«Notre analyse montre que la majorité des supermarchés, au lieu de faire partie de la solution, font toujours partie du problème, affirme Beth Hunter, coordonnatrice de la campagne Océans chez Greenpeace. Certaines chaînes ont fait un pas dans la bonne direction, mais plusieurs devront agir rapidement.»
Selon Greenpeace, Metro «ne présente aucun projet de développement d’une politique visant à s’approvisionner en aliments de la mer durables».