
Sur votre boîte de thon, un logo indique que le poisson a été pêché sans nuire aux dauphins. Il s’agit donc d’un choix écologique, non?
Pas vraiment, si l’on en croit l’Environmental Justice Foundation (EJF), un groupe de défense des droits de l’humain et de l’environnement établi à Londres. Voici pourquoi.
Dans les années 1960, les pêcheurs de thon du Sud-Est du Pacifique tendaient leurs filets où ils voyaient des dauphins, car les deux espèces se côtoient. Ils prenaient donc dans leurs mailles de grandes quantités de dauphins.
Devant la grogne de groupes environnementaux comme Greenpeace, plusieurs pays ont adopté des politiques pour protéger les dauphins dans les années 1970. Au lieu de suivre les dauphins, les pêcheurs ont commencé à utiliser des bouées pour attirer le thon.
Or, en plus du thon, ces appâts attirent une foule d’autres espèces marines qui deviennent des captures accessoires.
Résultat: on tue moins de dauphins, mais plus de requins, de raies, de tortues et de poissons, dont certaines espèces menacées.
Selon l’EJF, pour un dauphin sauvé, on attrape:
- 25 824 thons de petite taille
- 382 mahi-mahi
- 188 thazards
- 82 poissons de grande taille
- 1193 poissons de petite taille (autres que le thon)
- 27 requins et raies
- 0,06 tortue de mer
D’après Southern Fried Science, un blogue écrit par des biologistes marins, il s’agit d’un véritable désastre écologique.
Selon ses auteurs, il existe peu de solutions pour le consommateur, à part cesser de manger du thon. Toutefois, le Marine Stewardship Council (www.msc.org) certifie des produits de la pêche durable.
Dans le cas du thon, il est pêché à la canne et au moulinet, sans captures accessoires.
Une dizaine de produits Le Choix du Président, dont le thon sauvage Menu bleu, figurent parmi les quelque 40 produits certifiés vendus au Canada.