Introduction
Photos de ce dossier: Réjean Poudrette
Incommodés par les odeurs qui émanent de leurs sacs de sport, de la litière de Minou ou de la salle de toilette, les Nord-Américains recourent par millions aux «purificateurs d’air» ou parfums d’ambiance.
Armés de bombes à air comprimé, et poussés par une publicité aussi intempestive que convaincante, ils tirent plus vite que leur ombre, vaporisant poubelles, tapis ou canapés.
D’autres préfèrent les diffuseurs qui, une fois branchés dans une prise de courant ou équipés d’une pile, répandent un parfum de façon continue dans la pièce. Ou encore les bons vieux gels qui se désagrègent avec le temps.
«C’est un grand paradoxe», souligne Linda Greer, directrice du programme de santé publique au Natural Resources Defence Council (NRDC), une organisation américaine engagée dans la protection de l’environnement.
«Les fabricants nous promettent un air frais et pur, mais en réalité, lorsqu’on vaporise leurs produits, on répand une nuée de substances chimiques dans nos maisons.»
Celles-ci sont-elles nocives pour la santé?
Selon la firme de marketing américaine Kline & Company, les purificateurs d’air occupaient un marché de 1,72 milliard de dollars aux États-Unis en 2007, soit une hausse de 50 % depuis 2003.
Environ 75 % des foyers américains feraient usage de ces produits.