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Phtalates, retardateurs de flammes, composés organiques volatils, plomb...
Les fœtus, les bébés et les jeunes enfants sont exposés à toutes sortes de substances chimiques contenues dans les objets de notre quotidien, comme les jouets en plastique, les meubles, les appareils électroniques, les produits d’entretien ou les cosmétiques.
Les tout-petits sont particulièrement vulnérables lorsque ces polluants se retrouvent dans la poussière et l’air de la maison, car ils vivent près du sol et mettent leurs doigts dans la bouche.
Le problème, c’est que la plupart sont des perturbateurs endocriniens et des neurotoxiques. Or, faute de données, on ignore le plus souvent tout de leurs effets sur la santé et le développement.
«Nous sommes en train de procéder à une vaste expérience toxicologique dont les sujets expérimentaux sont nos enfants», déclarait il y a quelques années le Dr Herbert Needleman, professeur au Département
de psychiatrie et de pédiatrie de l’Université de Pittsburgh (Pennsylvanie).
«Jamais nous n’avons utilisé autant de produits chimiques. Dans le même temps, nous constatons une nette progression de certaines maladies chez les enfants. Le nombre de cas d’asthme, par exemple, a quadruplé en deux décennies et l’obésité, les troubles du développement neurologique, de l’apprentissage et du comportement sont de plus en plus fréquents. Sans parler de l’augmentation des taux de cancer chez les jeunes adultes», s’inquiète Myriam Beaulne, porte-parole du Partenariat canadien pour la santé des enfants et l’environnement (PCSEE), à Toronto.
Regroupant 11 organismes spécialisés en santé publique et en environnement, le PCSEE exige du gouvernement fédéral qu’il adopte une série de mesures.
Notamment revoir la réglementation pour mieux contrôler l’utilisation des substances chimiques, obliger les fabricants à indiquer leur présence sur l’étiquette, donner à Santé Canada le pouvoir de rappeler des produits et financer des recherches. Histoire de prévenir plutôt que guérir.
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