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Depuis 2005, les gouvernements et les entreprises ont investi des milliards de dollars en recherche et développement dans les nanotechnologies. Selon certains observateurs, nous sommes au seuil d’une nouvelle révolution industrielle, rien de moins! Qui dit nano dit travailler à l’échelle atomique, assembler la matière de manière inédite, molécule par molécule. Grâce au puissant microscope à effet tunnel, on peut désormais observer et réarranger les briques fondamentales de la matière afin de lui conférer de toutes nouvelles propriétés.
Tous les secteurs de l’activité humaine sont touchés par la vague nano: médecine, électronique, matériaux, cosmétiques, textiles, alimentation, etc. Selon le Project on Emerging Nanotechnologies, plus de 1 300 produits nanotechnologiques sont actuellement commercialisés dans le monde. Et la vague n’a rien d’une vaguelette, elle ressemble plutôt à un tsunami: le marché mondial a crû de 521 % depuis 2006 et on prévoit qu’il vaudra un trillion (un milliard de milliards) de dollars en 2015.
Les États-Unis sont les premiers producteurs de nanomatériaux, suivis par l’Europe et l’Asie (Chine et Japon). L’Institut Helmut Kaiser, en Allemagne, estime que pas moins de 400 entreprises seraient actives dans ce secteur à l’échelle mondiale. Au Canada, on en comptait environ 90 en 2009.