Le trouble affectif saisonnier
Photo: Réjean Poudrette
Humeur dépressive, irritabilité, augmentation de l’appétit, fatigue chronique, baisse de libido: l’arrivée de l’hiver affecte le moral d’un grand nombre de personnes. En effet, le manque de clarté semble avoir un effet néfaste sur l’horloge biologique de certains individus qui souffrent des symptômes désagréables du trouble affectif saisonnier (TAS). Au Canada, 18 % de la population vit une déprime hivernale, tandis que 3 % souffre d’une dépression saisonnière.
Depuis une vingtaine d’années, la luminothérapie – une forme de photothérapie – est reconnue comme traitement médical de ce trouble affectif. Le traitement consiste à s’exposer quotidiennement à une lumière artificielle imitant celle du soleil. Davantage efficace le matin, ce bain de lumière peut être pris au déjeuner ou alors qu’on lit le journal. Mieux vaut commencer les séances au début de l’automne et terminer le traitement en avril. La plupart des gens notent une amélioration dès la première semaine, mais quatre semaines sont généralement nécessaires pour observer des changements biologiques mesurables.
La luminothérapie s’avère efficace chez 50 à 80 % des gens qui souffrent de dépression saisonnière, un taux comparable à celui des antidépresseurs. Les symptômes réapparaissent toutefois lorsqu’on cesse les séances. Selon une étude publiée dans le Journal of Affective Disorders, le TAS touche davantage les femmes et les jeunes adultes entre 20 et 30 ans, et deux études publiées par l’Association des psychiatres du Canada concluent qu’il diminue vers l’âge de 60 ans.
À voir: l’émission Légitime dépense, épisode 63.