Quand vous achetez des yogourts, un électroménager ou un fard à paupières qui arbore le fameux petit ruban rose, c’est le sentiment du devoir accompli qui vous envahit? Vous avez tort.
Lutte contre le cancer du sein et marketing rose font très mauvais ménage, comme nous le montre sans détour le documentaire L’industrie du ruban rose, qui sort en salles le 3 février. Directement inspirée par le livre Pink Ribbons, Inc. de Samantha King, la réalisatrice Léa Pool n’y va pas par quatre chemins pour délivrer le message: pour vendre et redorer son image, tous les moyens sont bons, y compris exploiter le malheur des autres. Et le pire, c’est que ça rapporte un max! Chaque année, des millions de dollars sont amassés au nom de la cause. Mais où va l’argent exactement? À qui profite vraiment le joli petit ruban rose? À la recherche, ou aux Ford, Yoplait, Pharmaprix et autres Revlon de ce monde?
Vous voulez tout comprendre des rouages du pinkwashing? Courez voir ce documentaire!
Pour voir la liste des salles où le film est projeté: www.onf.ca
En chiffres (entendu dans le film)
«À chaque 23 secondes, une personne reçoit un diagnostic du cancer du
sein dans le monde. À chaque 69 secondes, une personne dans le monde
meurt du cancer du sein.»
«En Amérique du Nord, 80 % des décisions d’achats pour la maison sont prises par des femmes.»
«En 1940, les risques pour une femme d’obtenir un diagnostic de cancer
du sein était de 1 chance sur 22. En 2011, c’est 1 chance sur 8.»
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