Par Michèle Bernard
Paru en octobre 2009
Introduction
Illustration: Mélanie Giguère-Gilbert
Au Québec chaque année, on pratique plus de 500 000 chirurgies et traitements, tels que radiothérapies ou chimiothérapies.
Quoi que prétende la rumeur, les délais maximaux d’attente pour des services médicaux spécialisés sont fortement respectés; ils le sont à 92 % dans les cas jugés urgents.
Cela dit, dans un contexte de pénurie de ressources et de vieillissement de la population, le système de santé perd parfois son efficacité et s’engorge.
Malgré la pression, vous conservez pourtant votre droit de réfléchir aux soins proposés avant de les accepter. Mais refuser ou retarder un traitement peut peser lourd sur votre espérance de vie ou sur votre qualité de vie.
Poser des questions à son omnipraticien – parfois bon vulgarisateur – est sage, car les spécialistes et les chirurgiens sont souvent fort peu loquaces.
- Quelle est l’urgence et l’utilité du traitement?
- Quels sont les risques, les effets secondaires et les séquelles?
- Y a-t-il une solution de rechange?
- Avec ou sans traitement, mon état peut-il brusquement se détériorer?
- Combien de temps durera l’hospitalisation?
- Dois-je prévoir un séjour dans une maison de convalescence? publique ou privée?