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Hôpital: guide de survie

Par Michèle Bernard

Mise en ligne : octobre 2009


Prévoir l'après

S’inscrire à l’avance à son CLSC et s’entretenir avec le travailleur social («TS» dans le jargon) et l’infirmière de liaison de l’hôpital permet de mieux planifier le retour.

Une fois à la maison, Francine a eu des problèmes à obtenir les services du CLSC de son quartier. «Affaiblie, je n’étais en mesure ni de marcher pour m’y rendre – ce que le CLSC attendait de moi – ni de me battre pour qu’une infirmière me prodigue chez moi les soins dont j’avais besoin, ce que j’ai pourtant dû faire.»

Le type de prise en charge auquel vous aurez accès varie en fonction du traitement reçu et de votre état de santé. Si vous ne pouvez pas retourner tout de suite à la maison, l’infirmière de liaison de l’hôpital verra avec le Centre de santé et de services sociaux (CSSS) de votre quartier à trouver une solution.


Réhabilitation

Si vous avez besoin de réhabilitation, vous serez dirigé vers un hôpital de réadaptation, tel que Villa Medica à Montréal. Sa directrice générale, Sylvie St-Hilaire, explique: «Nous ne traitons ici que des adultes envoyés par des hôpitaux, en réadaptation fonctionnelle intensive physique, afin qu’ils retournent chez eux de façon sécuritaire. Nous nous occupons de qui doit recevoir des soins post-hospitaliers importants, soit amputés, grands brûlés, malades ayant eu un AVC sévère, etc.»

Votre cas est peut-être plus léger, mais vous pourriez quand même avoir besoin d’être quelque temps hors de chez vous. On vous enverra alors dans une «unité transitoire de récupération fonctionnelle», dit Patrick Murphy-Lavallée, directeur des services aux personnes en perte d’autonomie du CSSS du Sud-Ouest-Verdun.

«Ces chambres sont retenues par les CSSS dans des résidences privées de leur quartier, pour les usagers de leurs hôpitaux. Nous avons une entente similaire avec les Résidences Floralies, qui offrent gîte, couvert, soins et réadaptation aux personnes qui ont un état de santé stable, mais qui ont besoin d’être accueillies de façon transitoire dans un cadre sécurisant avant de retourner chez elles.»

Si vous êtes en mesure de retourner à votre domicile, mais que vous tenez à aller dans une maison de convalescence, la responsabilité – et la dépense – vous reviennent alors.

Parmi les 2000 résidences privées du Québec, certaines offrent des séjours de courte durée pour convalescents.

Les prix varient de quelques centaines de dollars à plus de 1000 $ la semaine, selon leur localisation et les services offerts. Magasinez!



QUELQUES POINTS À ÉCLAIRCIR

Si vous devez être opéré, vous serez faible en sortant de l’hôpital. Si vous vivez seul:

  • Qui fera vos courses et s’occupera de votre train-train quotidien?

  • Qui vous aidera à vous doucher et à vous laver les cheveux?

  • Quelqu’un peut-il vous accueillir ou assurer une présence chez vous?

  • Opterez-vous pour une maison de convalescence?

  • Serez-vous transféré dans un centre de réadaptation public ou devrez-vous
    assumer les frais d’un centre privé?

  • Combien coûte un tel séjour, au privé ? Est-il couvert par votre assurance?

  • Quel type d’interaction voudrez-vous maintenir avec votre réseau pendant
    l’hospitalisation? Voudrez-vous recevoir des visites? des téléphones? Souhaiterez-vous qu’un coordonnateur fasse le lien avec la famille et les amis?

 

 


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