Par Michèle Bernard
Paru en octobre 2009
À l'hôpital
Dès l’accueil, vous signez un formulaire de Consentement à l’hospitalisation, aux soins, à l’opération et au suivi, qui varie selon votre maladie et son traitement.
Si vous désirez qu’on envoie la réclamation d’assurance à la compagnie, vous remplissez le formulaire de Cession des bénéfices d’assurances.
Si vous ne détenez pas d’assurance ou si vous préférez envoyer la réclamation à votre assureur, vous devez déposer un montant équivalent à sept jours d’hospitalisation (ou selon la durée prévue).
À votre arrivée, vous pouvez vous abonner à la télévision; il revient parfois moins cher de choisir tout de suite un forfait de trois jours que de payer le service au jour le jour.
Certains hôpitaux ont des bibliothèques mobiles et des postes Internet; des bénévoles peuvent même recevoir et envoyer des courriels pour vous.
Y a-t-il un coiffeur, un barbier, une pédicure? Demandez quels sont les autres services offerts par les bénévoles.
Donnant-donnant
Vous avez raison d’exiger d’être bien traité, mais vous devez en retour respecter les politiques de l’hôpital.
Pas trop de visiteurs; pas du tout, d’ailleurs, si ceux-ci sont grippés ou contagieux. L’été dernier, l’hôpital Maisonneuve-Rosemont, à Montréal, interdisait même les visites aux moins de 18 ans.
Vous avez le droit de savoir de quelle nature sont les traitements que vous recevez. Selon François, il est essentiel de «demander à un proche de venir au moment de la visite médicale, pour rencontrer l’infirmière chef ou le TS».
Dès que le médecin vous autorisera à quitter les lieux, Francine recommande «de faire signer aussitôt le formulaire d’assurance, précisant la date et les conditions du retour au travail, sinon ça peut être compliqué; le médecin oublie de le faire ou on doit revenir à l’hôpital».
Parfois, le patient reçoit un programme écrit – sinon verbal – de retour chez lui, avec les ordonnances de médicaments, les coordonnées de qui avertir, les indications de quoi faire en cas de douleur et la date du prochain rendez-vous.
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QUI PAIE QUOI?
Si votre carte est valide, la Régie de l’assurance maladie du Québec (RAMQ) couvre les frais d’hospitalisation de base et la plupart des services médicaux.
Lucie Raymond, de l’Association québécoise d’établissements de santé et de services sociaux (AQESSS), spécifie: «Dans certains cas, l’hôpital dirigera un usager vers un centre médical spécialisé associé (CMSA) et il en assumera alors les frais. C’est cependant exceptionnel dans le cas d’une hospitalisation de quelques jours. Un malade pourrait aussi être envoyé à une clinique médicale associée (CMA) pour des traitements ou des soins, auquel cas presque tout sera couvert par la RAMQ.»
Quelques questions à se poser
- Si la RAMQ ne rembourse pas, est-ce que mon assurance le fera? Devrai-je payer certains soins moi-même?
- Dois-je payer ma radiographie ou mon échographie dans la clinique médicale où j’ai été envoyé?
- Mon médecin traitant au CMSA participe-t-il au régime d’assurance maladie du Québec? Sinon, dois-je payer?
- Mon traitement et mes médicaments sont-ils tous remboursés par la RAMQ ou le ministère de la Santé et des Services sociaux?
- Mon assurance couvre-t-elle les coûts supplémentaires d’une chambre privée ou semi-privée?
- Est-ce que je préfère aller dans le réseau des soins privés, dont j’assumerai tous les frais ou pas, selon mon assurance?
Noso... quoi?
Tout le monde le sait, tout le monde en parle, l’hôpital foisonne d’infections nosocomiales causées par des bactéries, Clostridium difficile ou SARM (Staphylococcus aureus résistant à la méthicilline). Surveillance et hygiène
rigoureuses s’imposent.
Servez-vous à loisir du gel antibactérien pour les mains que vous aviez mis dans votre valise. Offrez-en à vos visiteurs; demandez-leur de compléter le ménage de la chambre à l’aide d’une mousse nettoyante, de laver les vêtements souillés et de les remplacer.
Note encourageante: beaucoup d’hôpitaux obligent maintenant les visiteurs à se désinfecter les mains dès qu’ils franchissent les portes de l’établissement.