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Médicaments et activité physique

Par Françoise Ruby

Mise en ligne : juillet 2012

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Magazine : août 2012

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Photo: Shutterstock

«La règle d’or avec les médicaments durant la grossesse est simple: pas d’autotraitement!» lance d’emblée le Dr Gideon Koren, directeur du programme Motherisk de l’Hôpital pour enfants malades de Toronto et professeur de pédiatrie à l’Université de Toronto. La prise de médicaments pendant la grossesse expose votre bébé à des substances qui peuvent être nocives pour son développement. Il est donc impératif de consulter votre médecin ou votre pharmacien avant de prendre quoi que ce soit.

Certains médicaments vendus sans ordonnance peuvent présenter des risques pour la santé du fœtus. Par exemple, une ­femme enceinte ne devrait jamais prendre d’anti-inflammatoires non stéroïdiens (AINS), comme l’ibuprofène, après la 28e semaine de grossesse.

«La prise d’AINS, même à court terme, peut entraîner la fermeture prématurée d’un petit canal artériel et causer des problèmes pulmonaires et cardiaques importants au bébé», explique Ema Ferreira, pharmacienne au Centre hospitalier universitaire Sainte-Justine et professeure agrégée de clinique à la Faculté de pharmacie de l’Université de Montréal. Elle ajoute que les multiples comprimés et sirops pour soulager le rhume et la grippe en vente libre contiennent parfois des AINS. Ils peuvent aussi renfermer de la pseudoéphédrine, un décongestionnant à éviter durant le premier trimestre de la grossesse car il est associé à un faible risque de malformation majeure de l’abdomen chez le nouveau-né. Il est donc essentiel de consulter votre pharmacien avant d’en consommer. Pour la congestion nasale, l’eau saline en vaporisation sera votre meilleure alliée!

Quoi faire si vous êtes malade?

Certes, la prudence est de rigueur. Cela ne signifie pas toutefois que vous devez éviter toute forme de traitement. «Les infections urinaires, par exemple, doivent absolument être prises en charge, puisqu’elles sont associées à la prématurité et à un faible poids du bébé à la naissance. Il existe des antibiotiques sécuritaires qui peuvent être pris pendant la grossesse», explique le Dr Koren.

Et que faire pour soulager des maux plus bénins? «En cas de fièvre ou de mal de tête, l’acétaminophène est adéquat. Si c’est insuffisant, d’autres analgésiques, comme la codéine, peuvent être utilisés avec avis médical», dit Ema Ferreira. Dans tous les cas, consultez votre pharmacien ou votre médecin pour des solutions de rechange.

Vous souffrez d’épilepsie, d’hypertension, de diabète ou d’asthme? Certains traitements peuvent être nocifs pour l’enfant à naître. Par exemple, certains médicaments contre l’épilepsie peuvent provoquer des malformations congénitales graves chez le fœtus, et certains traitements contre l’hypertension peuvent endommager ses reins. Cependant, vous ne devez pas arrêter votre traitement pendant la grossesse. «Un diabète mal contrôlé pourrait causer des malformations congénitales, tandis que l’hypertension mal maîtrisée peut entraîner divers problèmes, comme la naissance d’un bébé de petit poids», prévient Ema Ferreira.

«Si vous souffrez d’une maladie chronique, vous devez consulter votre médecin dès que vous envisagez d’avoir un enfant. Il modifiera votre traitement si nécessaire», ajoute Ema Ferreira.

L’exercice: indispensable pour une grossesse en santé

Mais quelles activités physiques les futures mamans devraient-elles privilégier? On a longtemps recommandé aux femmes enceintes de limiter leurs activités physiques pour ne pas nuire à leur santé et à celle du bébé. Les études ont depuis prouvé que l’exercice n’augmente pas les dangers de fausse couche ou les complications néonatales. Au contraire, il diminue les risques de diabète de grossesse, accroît le souffle et l’énergie durant l’accouchement et permet une meilleure récupération postpartum, fait valoir la Dre Isabelle Girard, vice-présidente de l’Association des obstétriciens et gynécologues du Québec. Plus encore, l’activité physique durant la grossesse aurait des bienfaits sur le cœur du bébé jusqu’à un mois après sa naissance, selon une étude de l’Université de Kansas City publiée en 2011.

Pendant l’activité physique, il est important de bien s’hydrater et de limiter l’intensité de l’exercice afin de ne pas diminuer le flux sanguin vers l’utérus. Cela pourrait être nocif pour l’enfant, avertit la Dre Girard. «Les articulations sont plus fragiles durant la grossesse et les risques d’entorse sont accrus», indique Élisabeth Drévès, sage-femme et ex-responsable du service des sages-femmes au Centre de santé et de services sociaux Jeanne-Mance, à Montréal. Elle ajoute qu’avant d’entreprendre un programme d’exercices, la femme enceinte devrait en discuter avec son médecin ou sa sage-femme afin de connaître les ­contre-indications possibles.

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Les femmes qui ont une grossesse sans complications peuvent opter pour la marche rapide, le vélo stationnaire, le ski de fond, la natation ou l’aquaforme, selon la Société des obstétriciens et gynécologues du Canada (SOGC) et la Société canadienne de physiologie de l’exercice (SCPE). Ces activités font travailler le système cardiovasculaire, et les risques d’impacts et de chutes sont peu élevés.

Les femmes qui font régulièrement du vélo, du jogging, de l’équitation ou du ski alpin peuvent continuer durant la grossesse, si elles sont habiles et que les risques de chute sont minimisés, précise la Dre Girard. Il est donc préférable d’opter pour des pentes de ski moins périlleuses et de privilégier le vélo sur pistes cyclables plutôt qu’en montagne. «Pour les sports à impacts, comme l’équitation et le jogging, il faut s’assurer d’avoir une expertise suffisante pour limiter le risque de chocs importants à l’abdomen», ajoute la Dre Girard.

L’entraînement en salle est également permis durant la grossesse. «Soulever de lourdes charges est cependant déconseillé, prévient Élisabeth Drévès. En sollicitant les muscles abdominaux de façon trop importante, ce type d’effort pourrait stimuler l’utérus et générer des contractions. Il faut aussi éviter de se coucher sur le dos dès le deuxième trimestre pour ne pas compresser la veine cave, ce qui pourrait entraîner un malaise chez la mère et l’enfant.»


Vous n’êtes pas de nature active? Allez-y de façon progressive. Débutez par des séances de 15 minutes, 3 fois par semaine, conseillent la SOGC et la SCPE. Puis, augmentez graduellement à 30 minutes, 4 fois par semaine. Commencez par des activités comme la marche, la marche rapide ou le vélo stationnaire, recommande la Dre Girard. Le yoga prénatal et le Pilates sont aussi de bons choix, s’ils sont supervisés par des instructeurs qualifiés. 

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