Introduction
Photos de ce dossier: Réjean Poudrette
Aujourd’hui, choisir un dentifrice relève de l’exploit. Vaut-il la peine de payer 4,99 $ pour le nouveau Pro-Émail de Sensodyne, alors que le classique Crest Protection anticarie se vend 99 ¢?
«Les fabricants se livrent une bataille féroce pour positionner leurs produits sur le marché, admet tout de go le Dr Louis Dubé, porte-parole de l’Association dentaire canadienne. Ce qu’ils mettent sur les emballages n’est pas faux, mais il faut l’interpréter avec prudence.»
Hygiéniste dentaire, Christine Thibault a fait des dentifrices sa spécialité. Depuis des années, elle étudie les produits sur le marché, décortique la liste des ingrédients, appelle les fabricants pour obtenir des précisions, puis partage ses découvertes avec ses collègues de l’Ordre des hygiénistes dentaires du Québec.
À brûle-pourpoint, elle peut décliner la liste des molécules qui entrent dans la composition d’un dentifrice donné et en décrire les fonctions. Elle a classé les dentifrices en sept grandes catégories. Visite guidée.
Note: les produits apparaissent à titre indicatif seulement et ne constituent pas des recommandations.
Gage de qualité?
Plusieurs emballages arborent le logo de l’Association dentaire canadienne, mais pas tous. «Les compagnies doivent payer de coquettes sommes pour avoir le droit d’utiliser le logo, explique Christine Thibault. Certains fabricants choisissent de ne pas le faire.»
Le logo indique que les dentifrices aident à prévenir la carie, l’hypersensibilité ou la gingivite ou qu’ils contribuent à blanchir la surface des dents.