Les lois de la physique classique ne sont plus valables dans l’univers des nanomatériaux (un nanomètre égale un milliardième de mètre).
«Dans le cas des nanoparticules, il a clairement été démontré que les effets mesurés ne sont pas reliés à la masse du produit, bouleversant ainsi l’interprétation classique des mesures de toxicité. Il est en effet avéré qu’à masse égale, les nanoparticules sont plus toxiques que les produits de même composition chimique de taille supérieure», explique dans une publication spécialisée Éric Gaffet, responsable du groupe NRG (Nanomaterials Research Group) au Centre national de la recherche scientifique, en France.
Résultat, la toxicologie des nanoparticules est complètement différente de celle des particules de plus grande taille. Par exemple, elles sont davantage susceptibles de pénétrer sous la peau et, en cas d’inhalation ou d’ingestion, de traverser les barrières de protection naturelles de l’organisme.
«Les données disponibles indiquent clairement que certaines nanoparticules insolubles peuvent franchir les différentes barrières de protection, se distribuer dans l’organisme et s’accumuler dans certains organes et à l’intérieur des cellules», conclut Éric Gaffet.
Source: Éditions Techniques de l’ingénieur.
Pour en savoir plus
• Le meilleur des nanomondes, Dorothée Benoit-Browaeys, Buchet-Chastel, 2009
• Agence française de sécurité sanitaire de l’environnement et du travail
• Conseil des académies canadiennes (tapez «nanomatériaux»)
• VivAgora
• Alliance citoyenne sur les enjeux des nanotechnologies
• Environmental Working Group
• Friends of the Earth