Des produits de plus en plus courants
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Même s’il n’existe pas encore de norme internationale, les nanomatériaux sont en général définis comme étant formés de composants dont au moins l’une des dimensions est inférieure à 100 nanomètres.
Plus d’un millier de produits vendus dans le commerce en contiennent déjà. On les trouve surtout dans les secteurs des cosmétiques (crèmes, rouges à lèvres), de l’habillement et du sport, mais aussi dans le bâtiment, l’alimentation, l’électronique et l’automobile.
Le marché mondial des nanotechnologies est estimé à plusieurs centaines de milliards de dollars canadiens et pourrait tripler d’ici à 2015.
Leur taille minuscule confère aux nanoparticules de nouvelles propriétés physiques, chimiques, biologiques ou mécaniques, entre autres, très recherchées par l’industrie.
Le problème ? « Les objets à l’échelle nanométrique n’obéissent plus strictement aux lois habituelles de la physique : ils manifestent un “ comportement quantique ”, c’est-à-dire très différent de celui qu’on peut observer à une plus grande échelle », explique Dorothée Benoit-Browaeys.
Autrement dit, leurs propriétés et leur toxicité ne peuvent être évaluées sur la base des propriétés et de la toxicité connues des mêmes matériaux à l’échelle macroscopique.