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Taxer les boissons gazeuses pour freiner l'obésité?

Par Lise Bergeron

Mise en ligne : avril 2010

Introduction

Photo: iStockphoto

Lors des consultations pré-budgétaires au début de 2010, la Coalition Poids a proposé qu’une taxe de 5 ¢ le litre soit imposée sur les boissons gazeuses et énergisantes. Cela afin d’endiguer l’épidémie d’obésité qui frappe le pays et qui coûterait à la province plus de un milliard de dollars annuellement.

L’organisme faisait ainsi écho à la Fédération des médecins spécialistes du Québec, qui suggère une taxe de 15 % sur une trentaine d’aliments camelotes afin d’injecter 350 millions de dollars dans les coffres de l’État.

Mais le ministre des Finances du Québec, Raymond Bachand, n’a pas retenu l’idée dans son budget déposé le 30 mars dernier. Un «oubli» qui déçoit et inquiète la directrice de la Coalition Poids, Suzie Pellerin, qui soutient que l’argent généré par une telle taxe aurait pu servir à promouvoir de saines habitudes de vie. «L’idée est d’envoyer un signal clair en faveur des choix santé et de réduire les coûts liés à l’obésité et aux maladies chroniques qui en résultent.»

Incidence sur l'obésité

Mais pourquoi cibler les boissons sucrées et non pas les bonbons ou les croustilles? «Parce que ces boissons sont clairement identifiées comme dommageables à la santé dans la littérature scientifique», précise-t-elle.

En effet, plusieurs études appuient ce constat. En septembre dernier, le California Center for Public Health Advocacy publiait un rapport sur l’impact significatif des boissons gazeuses sur la prise de poids. «Nous buvons ces boissons comme de l’eau. Mais contrairement à l’eau, 20 onces de boissons sucrées contiennent 17 cuillerées à thé de sucre», expose l’auteur de l’étude, le Dr Harold Goldstein.

Paul Boisvert, de la Chaire de recherche sur l’obésité de l’Université Laval, explique : «C’est à partir de deux ou trois boissons sucrées par jour, y compris les boissons fruitées, gazeuses et les jus de fruits, qu’on constate une incidence sur l’obésité. Il faudrait limiter sa consommation à une seule portion par jour, préférablement sous la forme de jus de fruits pur à 100 %.»

Une autre étude, publiée en 2009 dans le New England Journal of Medicine, estime qu’une réduction de 1 à 2 % des calories aurait un impact significatif sur la santé des citoyens de tous les groupes d’âge.

Ce rapport vient s’ajouter à celui du Center for Science in the Public Interest (CSPI) publié en 2005. Dans son document Liquid Candy – How Soft Drinks Are Harming America’s Health, le CSPI expose les liens entre la consommation de boissons sucrées et l’ostéoporose, la carie dentaire, les maladies cardiovasculaires et les calculs rénaux.

Et c’est sans compter le lien entre les additifs qu’elles contiennent, la caféine par exemple, et l’agitation, l’irritabilité, l’insomnie et les allergies. D’autres études révèlent un lien avec le diabète de type 2 et, plus récemment, le cancer du pancréas.

Ces recherches sont cependant noyées dans les messages publicitaires des fabricants, qui s’associent souvent aux événements sportifs d’envergure; on n’a qu’à penser aux récents Jeux olympiques de Vancouver et à leur commanditaire, Coca-Cola.

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  • 1 juin 2010
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    Participation de PAUL BOISVERT

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    Par PAUL BOISVERT
    (Participant occasionnel)

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    S'agit-il d'un réel engagement de la part de l'industrie agroalimentaire aux USA? Nous le verrons dans 3 ans lorsque le comité de surveillance remettra son rapport. Ce sont des vœux pieux de l’industrie qui visent à faire des promesses, ce qui calmera les attaques de Obama et permettra de ne pas règlementer davantage l’industrie qui le fera paraitre comme un bon citoyen corporatif responsable!!… Ils sont sous pression et ils ont trouvé la bonne stratégie … pour gagner du temps. J’ai hâte de voir le résultats en 2013. Au moins,ils seront surveillés de près par des évaluateurs indépendants, ce qui leur laisse peu de marge de manœuvre. On va voir ce que ca va donner mais l’exemple du Canada me fait croire en des résultats mitigés; mais disons que c’est déjà un pas dans la bonne direction grâce à des volontés politiques fermes de l'administration Obama, Michèle en tant que figure de proue. Félicitations! Au Canada, les mesures volontaires du Canada de réduction des gras trans suivis par les évaluations périodiques par Santé Canada ont donné des résultats mitigés. On sent que Santé Canada est vulnérable aux pressions faites par les lobby de l’industrie. Le cas actuel du laisser-aller en ce qui concerne la fortification des boissons gazeuses en caféine et autres aliments malbouffe en minéraux est un bel exemple. Il manque au Canada une volonté politique pour légiférer sur les gras trans, et apporter des mesures importantes sur la réduction du sel des aliments transformés et sur une législation claire sur l'affichage nutritionnelle sur les emballages. J'apporte aussi votre attention sur l’incohérence de l’industrie face aux centaines de milliers de $ qu’ils viennent de dépenser la semaine dernière pour se battre contre le mouvement en faveur de la taxation sur les boissons gazeuses, ce qui a été dénoncé par le CSPI.

  • 28 avr. 2010
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    Participation de sylvie blais

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    Par sylvie blais
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    Il faut absolument que le gouvernement taxe les friandises et l'eau embouteillée. C'est quand qu'on se réveille ? Cela aidera les gens à se sensibiliser sur leur propre consommation et le tout sera réinjecté directement dans la santé . Plus pertinent que les montants qu'ils veulent enlever à tout le monde pour chaque visite chez le médecin.

  • 27 avr. 2010
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    Participation de francine rioux

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    Par francine rioux
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    je trouve que ces compagnies se foutent de la santé des gens et veulent seulement que les bénéfices; alors ca coute $$$ a un systeme pour soigner ces gens;moi j interdirais les ventes de ces produits. merci!

  • 26 avr. 2010
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    Participation de Marc Laroche

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    Par Marc Laroche
    (Participant occasionnel)

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    IL est évidant que la consommation de boisson gazeuse, n'est pas sain pour la santé, mais j'en prend un petit verre max par jour (+ ou - 8 once ) par contre au Québec ces produits sont déja taxer et le seront davantage d'ici 2 ans ( tvq) nous sommes déja et le serons beaucoup beaucoup plus d'ici 3 ans et celà suffit, et ensuite s'il faudrait taxer tous ce qui n'est pas bon pour la santé, la liste pourrait être longue car peu importe le produit qu'on consomme, ( bière, vin, etc ) quand la quantité est trop elevé, et bien la santé en prend pour son rhume, même le lait ?

  • 23 avr. 2010
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    Participation de Manon Bissonnette

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    Par Manon Bissonnette
    (Participant occasionnel)

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    Il aurait été plus juste de comparer la même quantité de lait au chocolat (355 ml au lieu de 250 ml). Aussi, on aurait pu mettre une colonne pour le lait au chocolat écrémé, ce qui diminue la quantité de gras et de calorie.

  • 22 avr. 2010
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    Participation de FRANCOIS-A. G

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    Par FRANCOIS-A. G
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    Le premier problème à que je vois est surtout l'accessibilité du produit. L'abondance de machines distributrices me surprend, elles sont disponibles un peu partout, même dans les écoles. Pourtant, j'ai rarement vue une machine distributrice de jus ou de lait. La même situation se pose selon ce que l'on a accès dans notre réfrigérateur.

    L'article pointe aussi en direction des habitudes de vie que l'on acquières souvent lorsque l'on est jeune. Il est tout à fait normal que les compagnies veuillent offrir leurs produits gazeux dans les écoles pour gagner de nouvelles parts de marché. À mon avis, une partie de la solution serait de retirer ces machines des écoles primaires et secondaires. Non pas par des lois, mais en sensibilisant les commissions scolaires et les écoles qui accorde les contrats de distributions.

    Pour ce qui est du prix du lait, c'est un autre débat. Le système de quota, oui a son avantage de gérer l'offre, mais il pousse aussi le prix de la ressource hausse et cela a plusieurs impacts sur les produits dérivé comme le fromage et la crème glacée. De plus, cela empêche nos entreprise de se développer dans un marché de libre échange. C'est mon avis.

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