Par Rémi Maillard
Paru en août 2008
5) Qui est à risque?
Selon Santé Canada, nous ingérons en moyenne 0,18 microgramme de BPA par kilo de poids corporel par jour (µg/kg/jour), toutes sources alimentaires confondues.
Rien d’inquiétant pour la population en général, assure le ministère, puisque les adultes métabolisent assez rapidement cette substance.
«Mais ce n’est pas le cas des enfants en bas âge et certaines données attestent que, chez les jeunes animaux, le BPA peut engendrer des effets sur la reproduction et le développement», affirme Pierre Ayotte.
Or, Santé Canada estime que les nouveau-nés en absorbent parfois jusqu’à 2,6 µg/kg/jour. Même si cette quantité reste inférieure à la dose journalière admissible (DJA) de 25 µg en vigueur au pays, Samuel Godefroy, directeur du Bureau d’innocuité des produits chimiques à la Direction des aliments, admet que c’est encore trop.
«Au vu des récentes observations sur les effets à faible dose du BPA, et en vertu du principe de précaution, nous avons donc décidé que la DJA ne s’appliquerait plus aux nouveau-nés et aux nourrissons de moins de 18 mois. Notre but est de réduire au minimum leur exposition.»
Autre groupe à risque, les femmes enceintes, car «le fœtus est plus sensible que les jeunes enfants», précise Samuel Godefroy.
La plupart des fabricants proposent désormais des biberons et des gobelets réutilisables en plastique, mais sans BPA.
Photo: Réjean Poudrette