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Bisphénol A: danger?

Par Rémi Maillard

Mise en ligne : août 2008


3) Comment pénètre-t-il dans l’organisme?

Avec le temps, des molécules de BPA auraient tendance à se détacher des contenants réutilisables en polycarbonate ou des boîtes de conserve enduites de résines époxy.

C’est ainsi qu’elles «migreraient» en petite quantité dans les liquides et la nourriture, puis dans le corps humain.

En 2007, l’organisme étasunien Environmental Working Group a passé au crible une centaine d’aliments en conserve, dont des préparations pour nourrissons: plus de la moitié contenaient du BPA, parfois à des niveaux que ses experts jugent «dangereux».

Et des tests effectués par les Centres fédéraux de contrôle et de prévention des maladies (CDC) montrent que près de 95 % de nos voisins du sud en ont dans leur urine.

Cela signifie que l’exposition est à la fois généralisée et constante, «puisque contrairement aux dioxines ou aux BPC, par exemple, cette substance est rapidement excrétée et ne s’accumule pas dans les graisses», commente Pierre Ayotte, chercheur en toxicologie humaine à l’Institut national de santé publique du Québec.

«Le BPA est très peu volatil et nous n’avons aucune preuve qu’il puisse entrer dans la circulation par le système respiratoire, même si on en retrouve dans l’air ambiant ou la poussière. La quasi-totalité de notre exposition se fait donc par la voie orale, lorsqu’on ingère un aliment ou un liquide», explique Bernard Robaire, professeur de pharmacologie et thérapeutique à l’Université McGill, à Montréal.

D’après les spécialistes, les risques de migration du BPA dans la nourriture sont accrus en cas de réutilisation prolongée des contenants (les lavages répétés, manipulations et chocs finissent par dégrader les produits qui le contiennent) et, surtout, sous l’effet d’une chaleur intense.

Selon Santé Canada, la principale source d’exposition des nouveau-nés et des nourrissons surviendrait d’ailleurs lorsqu’un biberon en polycarbonate est soumis à une température élevée, notamment si on y verse de l’eau bouillante. Ou encore lorsque le BPA présent dans le revêtement des boîtes de préparation liquide migre dans le lait.

 

Des tests récents effectués pour CTV et The Globe and Mail montrent que certains aliments en conserve ont des niveaux de BPA encore plus élevés que ceux qu’on trouve dans les bouteilles et les biberons en polycarbonate.

En Amérique du Nord, la quasi-totalité des boîtes de conserve sont garnies de résines époxy à base de BPA.

Une compagnie au moins, Eden Foods, les a cependant remplacées dans quelques-uns de ses produits par un revêtement à base d’extraits de plantes.

Photo: Réjean Poudrette

 

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