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Les 3 méthodes qui marchent pour cesser de fumer

Par Catherine Meilleur

Mise en ligne : décembre 2011

 | 

Magazine : janvier 2012

Photo: shutterstock

Les études ont démontré que les fumeurs qui ont recours à une aide pharmacologique ont environ deux fois plus de chances d’écraser que ceux qui n’utilisent aucune aide. Une approche globale, qui allie un médicament sur ou sans ordonnance et un soutien psychologique, représente la combinaison la plus prometteuse.

«Il n’existe aucune méthode miracle. Le fumeur doit, au départ, vouloir cesser de fumer, se motiver et se préparer. La médication est un ajout pour l’aider à ressentir moins de symptômes de sevrage et l’aider à apprendre à vivre sans tabac», explique la ­­Dre Michèle Tremblay, de l’INSPQ.

«Avant d’entamer un traitement, chaque fumeur doit évaluer à quel point il est dépendant de la nicotine sur les plans comportemental et physiologique», explique le Dr Marcel Boulanger, un pionnier de la lutte contre le tabac qui a tenu pendant 10 ans une clinique de traitement du tabagisme à Montréal. Selon lui, cette évaluation se fait mieux en collaboration avec un professionnel de la santé spécialisé en cessation tabagique.

1. Produits de remplacement de la nicotine

Ils sont vendus sous les marques Thrive, Nicorette, Habitrol et Nicoderm, et offerts sous diverses formes: timbres transdermiques, gommes à mâcher, pastilles, comprimés sublinguaux, vaporisateur nasal et inhalateur. Leur principal avantage? «Ils ne créent pas de dépendance et ne contiennent pas les 4 800 substances potentiellement nocives pour la santé présentes dans la cigarette», note la Dre Tremblay, médecin-conseil à l’Institut national de santé publique du Québec (INSPQ).

Avant de choisir, demandez à un pharmacien de vous guider pour le dosage, qui varie selon votre poids et le nombre de cigarettes à remplacer. Il pourra vous expliquer les contre-indications de chaque produit; par exemple, les timbres risquent de ne pas convenir dans les cas de troubles cutanés et la gomme n’est pas indiquée pour ceux qui souffrent de maladies buccodentaires sévères. «Les pharmaciens sont en mesure de s’assurer que le traitement n’interfère pas avec les médicaments que prend déjà le patient», ajoute Annik Thériault.

Un traitement dure généralement de huit à 12 semaines, mais il peut être prolongé jusqu’à six mois si nécessaire. Les aides nicotiniques sont remboursées par les régimes d’assurance médicaments public et privés, pourvu que vous obteniez une ordonnance d’un médecin ou d’un pharmacien qui, en vertu d’une ordonnance collective, détient le droit de prescrire ce type de médicaments. Seul l’inhalateur n’est pas remboursé, car son coût est plus élevé que celui des autres produits, sans bienfaits supplémentaires.

2. Médicaments «non nicotiniques»


Les deux produits qui se rangent dans cette catégorie sont remboursés par les régimes d’assurance médicaments public et privés. Étant donné qu’ils comportent des risques d’effets secondaires sérieux, dont la dépression, ils sont vendus sur ordonnance et nécessitent un suivi serré.

• Le bupropion à libération prolongée
­(Zyban) est un antidépresseur dont les propriétés antitabac ont été découvertes par hasard. Son mode d’action n’est pas encore bien compris, mais il pourrait agir sur le système de récompense du cerveau et donc sur la dépendance. Considéré comme un médicament d’exception par la Régie de l’as­su­rance maladie du Québec, le Zyban n’est couvert qu’à certaines conditions. Un traitement devrait durer de sept à 12 semaines, mais il peut s’étirer sur six mois dans les cas de forte dépendance. Ce médicament peut être combiné avec des substituts nicotiniques si le médecin le juge indiqué.

• L’autre option est la varénicline
(Champix­). Développée spécifiquement pour traiter la dépendance au tabac, elle agit en privant le fumeur de la sensation agréable provoquée par la nicotine. Parmi tous les traitements pharmacologiques, «la varénicline aurait le taux de succès le plus élevé», précise la Dre Tremblay. Un traitement s’étire sur 12 à 24 semaines. Étant donné son mode d’action, le Champix n’a pas avantage à être utilisé de pair avec des substituts nicotiniques.

3. Accompagnement psychologique


L’approche privilégiée pour accompagner les fumeurs dans leur démarche est le counselling, une forme de thérapie axée sur le présent, qui vise à ce que le sujet s’aide lui-­même. «Plus l’intervention est prolongée, plus grandes sont les chances de succès», précise la Dre Tremblay. Le counselling peut se faire en personne ou par téléphone, de façon individuelle ou en groupe.

«On a la chance d’avoir au Québec des ­Centres d’abandon du tabagisme qui offrent ces services gratuitement», explique la nutritionniste Nadine Bonneville, qui a elle-même été associée à l’un de ces centres. «Les professionnels de la santé qui y travaillent sont formés pour la cessation tabagique, et puisque plusieurs d’entre eux sont soit nutritionnistes, infirmières ou kinésiologues, ils sont aussi outillés pour vous conseiller sur l’activité physique et l’alimentation.»

 Avant de jeter votre dernier paquet de cigarettes, assurez-vous d’être sur la bonne voie.

  • Évaluez votre degré de dépendance à la nicotine à l’aide du test de Fagerström.
  • Cernez le type de fumeur que vous êtes sur les plans psychologique et social. Par exemple, fumez-vous quand vous êtes stressé? Ou alors pour vous intégrer à votre groupe de collègues, pendant les pauses?
  • Prenez le temps de réfléchir, d’explorer le pour et le contre de cette décision.
  • Assurez-vous d’avoir une raison d’arrêter qui vous tienne vraiment à cœur et à laquelle vous pourrez vous raccrocher dans les moments plus difficiles.
  • Déterminez les obstacles potentiels et prévoyez des moyens concrets pour y faire face. Vous pouvez, par exemple, préparer une réponse advenant qu’on vous offre une cigarette.
  • Trouvez des ressources: consultez votre médecin ou votre pharmacien, prenez rendez-vous dans un Centre d’abandon du tabagisme (CAT).
  • Faites connaître à vos proches la façon dont vous souhaitez être soutenu. Un parrainage? Des encouragements? Une pression stimulante? De la discrétion?

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