Quel rapport y a-t-il entre un déodorant, une canette de bière et une casserole? La présence d’aluminium, qu’on trouve également dans des légumes, l’eau potable et même certains vaccins, où il est utilisé comme adjuvant pour renforcer leur action. Le hic? Ce métal est un neurotoxique reconnu depuis de longues années, rappelle le livre Quand l’aluminium nous empoisonne (éditions Max Milo), récemment publié en France.
L’Organisation mondiale de la santé estime qu’un adulte peut absorber sans danger plus de 50 mg d’aluminium par jour. En moyenne, les Canadiens en ingèrent 10 mg provenant surtout des aliments et des ustensiles de cuisine, selon Santé Canada. Bien que certains experts l’associent à la maladie d’Alzheimer, «cela n’est pas encore clairement démontré», relativise le ministère.
Pendant la cuisson, l’aluminium se dissout plus facilement si le contenant est usé ou abîmé, alerte-t-il néanmoins. Résultat, «l’aliment [en] absorbera plus s’il est cuit ou conservé longtemps dans ce contenant». En outre, les légumes feuillus (laitue, bok choy, chou) et les aliments acides (tomates, agrumes) s’en imprègnent plus facilement. Conclusion de Santé Canada: pour réduire les risques, «ne faites pas cuire ou ne conservez pas longtemps des aliments dans des contenants en aluminium».
Cela dit, «l’absorption par l’intestin est très faible et le risque pour la santé est pratiquement nul», rassure Gaston Chevalier, professeur honoraire à l’Université du Québec à Montréal et consultant en toxicologie.