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Le baclofène est utilisé dans certains pays pour traiter l’alcoolodépendance. Au Québec, des médecins commencent à le prescrire pour cet usage.
Médecin de famille et spécialiste en toxicomanie, le Dr William Barakett, qui pratique dans les Cantons-de-l’Est, est convaincu des effets positifs LIEN du baclofène sur la dépendance à l’alcool. Il y a quatre ans, un collègue alcoolique est venu le consulter avec, sous le bras, le livre du cardiologue et professeur de médecine français Olivier Ameisen, Le dernier verre. Depuis, le Dr Barakett affirme avoir obtenu de «bons résultats» avec une douzaine de patients dépendants à l’alcool. «Le baclofène n’est pas mon premier choix, explique-t-il. Mais je peux compter sur lui si les autres médicaments ne fonctionnent pas.»
Ingrédient actif du Liorésal utilisé à l’origine «pour réduire et soulager la tension musculaire excessive», le baclofène est surtout prescrit pour lutter contre la sclérose en plaques ou d’autres affections de la moelle épinière. On a commencé à parler de ses possibles vertus contre l’alcoolisme dans les années 1990 aux États-Unis, et au début des années 2000 en France. Au Québec, il reste toutefois peu connu. Le débat est lancé.