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Retrouvez ici toutes les actualités les plus récentes et les plus incontournables du milieu de la consommation.

Failles de sécurité dans les cartes à puce | 11 mars 2010

Par Frédéric Perron

Des chercheurs de l’Université Cambridge, au Royaume-Uni, ont révélé des failles de sécurité dans les cartes de débit et de crédit à puce.

 

Photo : iStockphoto

Ces cartes, qui remplacent peu à peu les cartes de crédit et de débit à bande magnétique, ont pour objectif de faire diminuer la fraude.

Selon les émetteurs de cartes à puce, elles sont pratiquement impossibles à cloner, contrairement aux cartes à bande magnétique.

Toutefois, des chercheurs de l’Université Cambridge ont démontré en 2008 qu’il est possible d’intercepter l’information transmise entre une carte à puce et un terminal, ce qui pourrait rendre le clonage possible.

Ces mêmes chercheurs ont révélé le mois dernier une nouvelle faille: en ajoutant un dispositif à une carte à puce, ils peuvent utiliser la carte avec n’importe quel NIP chez un détaillant, peu importe le NIP original.

Selon les chercheurs, ce n’est qu’une question de temps avant que les criminels profitent de ces faiblesses.

Mais d’après Interac, le risque d’une telle attaque est très faible. Pour qu’elle réussisse, il faudrait :

  • qu’une carte volée ne soit pas signalée comme telle par son titulaire;
  • que la fraude soit commise une carte à la fois, dans un laps de temps court et avec de l’équipement qui pourrait facilement être détecté par le commerçant;
  • que l’autorisation des fonds ne soit pas faite auprès de l’institution financière, ce qui est actuellement interdit au Canada. Cette mesure permet de réduire le risque de fraude.


Remplacement progressif

Comme les cartes à puce incluent toujours une bande magnétique, les fraudeurs peuvent encore les cloner et les utiliser dans des endroits où les terminaux à puce n’ont pas encore été introduits.

Soulignons aussi que les cartes à puce n’offrent aucune protection supplémentaire contre la fraude au téléphone ou sur Internet.

Chez Desjardins, le remplacement des cartes a débuté en 2008 et devrait se terminer cette année. «On remarque déjà une baisse des fraudes par contrefaçon, mais il est encore trop tôt pour dire si c’est lié à l’introduction des cartes à puce», affirme Louise Paquette, directrice de l’investigation au service des cartes de Desjardins.

«La bande magnétique restera là pendant encore un bon bout de temps, croit Mme Paquette. Pour enlever complètement la bande magnétique, il faudrait que le monde entier convertisse tous ses équipements. Pour cette raison, il y a encore du clonage, mais ce n’est pas la puce qui est en cause.»

Selon la Gendarmerie royale du Canada (GRC), les fraudes par cartes de crédit et de débit coûtent un million de dollars par jour aux Canadiens.

Au Royaume-Uni, où on a commencé à utiliser les cartes à puce en 2004, on a noté une première baisse des fraudes par clonage en 2009.

Responsabilité accrue du consommateur?

D’après Louise Paquette, l’introduction de la carte à puce n’augmente pas le niveau de responsabilité du consommateur en cas de fraude. En général, à moins que le client ait été négligent ou complice du crime, c’est l’institution financière qui assume les pertes monétaires.


Comment se protéger contre la fraude?

Voici quelques conseils de Desjardins:

Fraude par carte de débit

  • Ne prêtez votre carte à personne.
  • Ne confiez jamais votre NIP à quiconque, même à un employé de votre institution financière, un policier, un ami ou un parent.
  • Gardez toujours votre carte à vue pendant une transaction.
  • Mémorisez votre NIP. Ne l’écrivez nulle part, surtout pas sur votre carte.
  • Soyez discret : cachez le clavier avec votre corps ou votre main lorsque que vous composez votre NIP.
  • Ne composez pas votre NIP une seconde fois sans d’abord vérifier l’annulation de la transaction précédente.
  • À la fin de la transaction, récupérez votre carte et le relevé de transaction.
  • Si vous soupçonnez qu’on vous a observé lorsque vous avez composé votre NIP, changez-le immédiatement dans un guichet automatique ou en passant à une succursale de votre institution financière.
  • En cas de perte ou de vol de votre carte, contactez immédiatement votre institution financière.


Fraude par carte de crédit

  • Au travail, ne laissez jamais vos cartes sans surveillance. Plus de cartes de crédit sont volées au travail qu’à tout autre endroit.
  • Choisissez un NIP qui sera difficilement trouvable (évitez votre date d’anniversaire ou votre numéro d’adresse).
  • Ne laissez jamais vos cartes de crédit dans le coffre à gants de votre voiture.
  • Chaque fois que vous utilisez votre carte, assurez-vous qu’on vous la remet après le paiement.
  • En voyage, gardez vos cartes sur vous ou en lieu sûr.
  • Signez vos nouvelles cartes dès la réception. N’oubliez pas de détruire vos anciennes cartes afin que personne ne puisse les utiliser.
  • Vérifiez toujours votre relevé de compte mensuel. Signalez immédiatement toute transaction qui vous semble frauduleuse.
  • Ne révélez jamais votre numéro de carte par téléphone ou sur Internet à moins de traiter avec une entreprise en qui vous avez confiance.
  • En cas de perte ou de vol de votre carte, contactez immédiatement votre institution financière. 

Vite, vite! Réhypothéquez la maison! | 11 mars 2010

Par Jean-François Gazaille

À la veille du resserrement des conditions d’emprunt hypothécaire, certains courtiers enjoignent les consommateurs à refinancer leur maisons aux conditions actuelles.

 

Photo : iStockphoto

Au cours des dernières semaines, la firme de courtage hypothécaire Plan Hypothèque a en effet adressé à ses clients une lettre expliquant les nouvelles règles édictées par le gouvernement fédéral qui entreront en vigueur le 19 avril… pour ensuite inviter les consommateurs à contracter un nouvel emprunt avant la date fatidique.

«Si vous aviez prévu refinancer votre prêt hypothécaire existant pour faire des rénovations, rembourser des dettes ou simplement pour investir, vous devez agir rapidement pour bénéficier des conditions actuelles, peut-on lire dans la lettre. Souvenez-vous… 19 avril 2010.»

En invitant les consommateurs à s’endetter à nouveau, cette stratégie peut sembler moralement discutable, mais il y a tout de même des avantages à en tirer, note Jean-François Vinet, analyste des services financiers chez Option consommateurs.

«Si on a des dettes à la consommation, il vaut le coup de les consolider et de les refinancer en contractant un prêt hypothécaire à un taux plus avantageux, dit-il. Il serait donc stratégique d’en profiter maintenant parce que les nouvelles conditions d’emprunt vont effectivement limiter l’accès à ce genre de solution financière. Mais si c’est pour consommer davantage, ce n’est vraiment pas une bonne idée.»

À compter du 19 avril prochain, les propriétaires de maison ne pourront contracter de prêt hypothécaire couvrant plus de 90% de la valeur de leur résidence; pour les propriétaires d’immeubles locatifs non occupants, ce maximum sera de 80%.

«Sur le plan moral, c’est peut-être discutable, mais sur le plan légal, il n’y a rien à redire», commente Sylvain Théberge, porte-parole de l’Autorité des marchés financiers du Québec.

Là où cette publicité pèche par excès, reprend Jean-François Vinet, c’est en enjoignant le consommateur à prendre une décision précipitée. «Le signal que lance le gouvernement aux consommateurs avec ses nouvelles règles, c’est d’être prudent. En matière de finance, il faut prendre le temps de bien mesurer les conséquences de nos choix. En ce sens, l’approche utilisée par ce courtier est inquiétante.»

Le courtier a la responsabilité de bien conseiller son client, mais ce dernier a la responsabilité de chercher conseil ailleurs s’il sent une pression indue de la part de son courtier, rappelle Sylvain Théberge.

Amflora, une vraie patate chaude! | 11 mars 2010

Par Rémi Maillard

Une pomme de terre génétiquement modifiée sème la discorde dans l’Union européenne.

Photo : iStockphoto

En annonçant la semaine dernière qu’elle autorisait la culture de la pomme de terre transgénique EH92-527-1, baptisée Amflora, la Commission européenne a déclenché une vague de critiques de l’autre côté de l’Atlantique. D’autant plus qu’il s’agit du premier feu vert pour un OGM depuis 12 ans dans l’Union, où la population est très majoritairement hostile aux organismes génétiquement modifiés.

La Suède, la République tchèque, les Pays-Bas et l’Allemagne ont déjà annoncé qu’elles allaient l’utiliser, tandis que l’Italie et l’Autriche s’apprêtent à en interdire la culture. De son côté, la France a choisi d’attendre l’avis de son Haut Conseil des biotechnologies pour se prononcer.

«Je suis choqué de voir que le commissaire à la Santé et à la protection des consommateurs n’a eu besoin que de quelques semaines dans ses nouvelles fonctions pour exprimer un soutien aussi flagrant aux intérêts industriels», estime par exemple l’eurodéputé écologiste allemand Martin Häusling.

«Cette décision de reprendre les autorisations de dissémination d’OGM dans l’environnement, en évacuant le débat sur leurs risques, est inacceptable», renchérit l’eurodéputée Corinne Lepage, une ancienne ministre de l’Environnement française.

Autorisation accélérée

Plusieurs parlementaires européens s’indignent aussi de la façon dont la Commission a procédé pour autoriser l’Amflora. Afin de gagner du temps, le nouveau commissaire européen à la Santé en charge du dossier des OGM, le Maltais John Dalli, a utilisé une procédure accélérée qui a permis d’éviter tout débat.

«Depuis six ans, l’innocuité de cette pomme de terre fait l’objet de controverses scientifiques, s’insurge Sarah Pecas, chargée de la campagne OGM pour Greenpeace France. Par cette décision, le commissaire Dalli, pourtant chargé de la protection des consommateurs, nie tous les débats scientifiques sur les dangers potentiels que représente cette pomme de terre et le fait que l’opinion publique européenne ne veut pas d’OGM.»

D’autre part, un nombre croissant de responsables politiques et de chercheurs remettent en cause la validité scientifique des avis de l’Autorité européenne de sécurité des aliments (AESA), sur lesquels s’est basée la Commission pour autoriser la culture de l’Amflora.

En effet, l’indépendance de l’AESA vis-à-vis de l’industrie est très controversée. Surtout depuis la récente révélation que la biologiste belge Suzy Renckens, coordonnatrice scientifique du groupe d’experts en charge des OGM à l’Autorité entre 2003 et 2008, avait depuis été embauchée comme lobbyiste par la compagnie suisse Syngenta, spécialisée dans les plantes génétiquement modifiées... Dans un rapport publié en 2005, l’AESA estimait «peu probable» que l’Amflora ait «un effet indésirable sur la santé humaine ou sur l’environnement».

Résistance aux antibiotiques

Conçue par la compagnie agrochimique allemande BASF, l’Amflora a été génétiquement modifiée afin d’augmenter son contenu en amidon. Officiellement destinée au seul usage industriel, elle intéresse particulièrement le secteur papetier et sera aussi utilisée pour l’alimentation animale.

Mais elle inquiète les groupes de défense de l’environnement et plusieurs scientifiques. La raison? Son tubercule contient un gène marqueur de résistance aux antibiotiques.

Selon Greenpeace, la dissémination de cette pomme de terre dans l’environnement pourrait augmenter la résistance de certaines bactéries à des médicaments, notamment ceux utilisés dans le traitement de maladies comme la tuberculose. Conclusion de l’organisation écologiste: cet OGM représente «un risque inacceptable pour la santé humaine et animale, ainsi que pour l’environnement».

L’inquiétude de certains experts à propos des gènes marqueurs de résistance aux antibiotiques, présents dans un grand nombre d’OGM, ne date pas d’hier. En 2001, l’Union européenne avait adopté une loi excluant des autorisations européennes les OGM contenant ce type de gènes. Par ailleurs, l’Organisation mondiale de la santé, en 2005, et l’Agence européenne des médicaments, en 2007, se sont prononcées contre les marqueurs utilisés dans l’Amflora, rappelle Greenpeace.

Pour en savoir plus
Greenpeace France
Autorité européenne de sécurité des aliments

Fausse représentation chez Brick? | 11 mars 2010

Par Frédéric Perron

Le détaillant de meubles a utilisé une marque de commerce haut de gamme pour vendre des fauteuils en vinyle faits en Chine.

Photo : www.ekornes.fr

Le réputé fabricant de meubles norvégien Ekornes détient la marque de commerce Stressless. Ses fauteuils en cuir les plus abordables se détaillent 1350 $ et certains modèles coûtent jusqu’à 5000 $.

Dans sa circulaire du 1er mars 2010, Brick a utilisé le nom «Stressless» pour annoncer des fauteuils vendus 350 $.
Ces fauteuils n’ont rien à voir avec ceux d’Ekornes: ils sont de marque Benchmaster, fabriqués en Chine plutôt qu’en Norvège et revêtus de vinyle plutôt que de cuir.

«La compagnie Ekornes nous a contactés et nous avons apporté les correctifs nécessaires dans nos circulaires et sur Internet, affirme Daniel Lavoie, directeur général des magasins Brick au Québec. Nous n’utilisions pas cette appellation comme marque, mais plutôt dans le sens de “relaxant”. Nous l’avons remplacée par “Stress Free”»

Selon Elise Thériault, avocate chez Option consommateurs, la pratique de Brick pourrait être considérée comme une représentation fausse ou trompeuse en vertu de la Loi sur la protection du consommateur.

«Qu’il ait acheté ou non un fauteuil, un consommateur peut porter plainte à l’Office de la protection du consommateur, affirme Me Thériault. Un commerçant fautif s’expose à une amende qui peut varier entre 2000 et 100 000 $.»

Par ailleurs, un consommateur qui aurait acheté un fauteuil Benchmaster en pensant qu’il s’agissait d’un vrai Stressless pourrait demander la résiliation du contrat et se faire rembourser. Il aurait aussi droit à des dommages et intérêts. La Loi sur la concurrence interdit également les représentations fausses ou trompeuses.

À lire aussi
Les magasins Brick visés par un recours collectif

One Vision: des remboursements sont possibles | 11 mars 2010

Par Frédéric Perron

L’entreprise, soupçonnée de ventes pyramidales, a fermé ses portes en janvier 2009 et laissé de l’argent en cautionnement à l’Office de la protection du consommateurs

 

Illustration : Luc Melanson 

Les consommateurs qui auraient signé un contrat avec One Vision et auraient été privés de services à la suite de la fermeture de l’entreprise sont invités à contacter l’Office de la protection du consommateur.

Ils trouveront sur le site Internet de l’organisme une note explicative ainsi qu’un formulaire de recours au cautionnement.

One Vision vendait pour 3000 $ l’accès à un service qui donnait notamment droit à de supposés rabais sur des voyages.

À lire aussi
One Vision: des activités au Québec

Samedi soir, on avance l’heure! | 11 mars 2010

Par Stéphanie Perron

Avant de vous mettre au lit samedi soir, n’oubliez pas d’avancer vos horloges d’une heure.

Photo : iStockphoto

Dans la nuit de samedi à dimanche, précisément à 02h00, il faudra changer l’heure pour 03h00. Avancer l’heure accorde 60 minutes de clarté supplémentaire le soir. En revanche, le soleil se lève plus tard le matin.

Les régions qui suivent cette norme nord-américaine avancent d’une heure le deuxième dimanche de mars et reculent d’une heure le premier dimanche de novembre.

Si vous faites partie de ceux qui se posent la grande question à chaque changement d’heure, rappelez-vous qu’en mArs on Avance alors qu’en novembRE, on REcule!

C’est aussi l’occasion de changer les piles de vos avertisseurs de fumée. Profitez-en pour vous assurer que chaque dispositif fonctionne correctement.

À quelles dates débutent les saisons?

Pour l’hémisphère Nord, le printemps commence au moment où le soleil se trouve directement au-dessus de l’équateur, allant du sud au nord. Équinoxe de printemps: 20 mars 2010 à 17h32.

L’été débute au moment où le soleil se trouve le plus au nord. Solstice d’été: 21 juin 2010 à 11h28.

L’automne commence au moment où le soleil se trouve directement au-dessus de l’équateur, allant du nord au sud. Équinoxe d’automne: 23 septembre 2010 à 03h09.

L’hiver débute au moment où le soleil se trouve le plus au sud. Solstice d’hiver: 21 décembre 2010 à 23h38.

Sondage 2010 | 10 mars 2010

Par Protégez-Vous

Quels articles et tests voulez-vous lire dans Protégez-Vous? Répondez ici!

Chaque anne´e, nous publions des dizaines d’articles, de tests et d’enque^tes choisis parmi les sujets que vous nous avez soumis. Cette anne´e encore, nous faisons appel a` vous pour alimenter et e´toffer notre contenu futur. Prenez quelques minutes pour re´pondre a` ce sondage. Pour faire un magazine qui vous ressemble, nous avons besoin de votre participation.

Budget 2010: du neuf pour les consommateurs? | 05 mars 2010

Par Frédéric Perron

Le gouvernement Harper entend mieux réglementer les produits financiers et ouvrir la porte du marché des télécommunications aux entreprises étrangères.

Photo : iStockphoto

Dans le budget présenté hier à Ottawa, le ministre des Finances, Jim Flaherty, a annoncé sa volonté de mieux protéger les consommateurs de produits financiers.

Il souhaite notamment normaliser le calcul et la divulgation des pénalités imposées lors du remboursement anticipé d’un prêt hypothécaire.

Le gouvernement compte aussi réduire la période maximale de retenue des chèques, qui passera de sept à quatre jours.

L’automne dernier, le gouvernement a publié une proposition de Code de conduite destiné aux émetteurs de cartes de crédit et de débit. Il veut accorder à l’Agence de la consommation en matière financière du Canada (ACFC) un rôle de surveillance de ce code. Le gouvernement pourrait aussi réglementer ce secteur, au besoin.

Michel Arnold, directeur général d’Option consommateurs, accueille positivement ces orientations: «Il s’agit de mesures intéressantes, qui vont dans le bon sens, surtout si le gouvernement opte pour la réglementation plutôt que pour des codes volontaires.»

Selon Charles Tanguay, porte-parole de l’Union des consommateurs, les mesures annoncées par le ministre Flaherty sont jusqu’à maintenant très timides et équivalent à ce qu’offre déjà le gouvernement québécois. «Comme le gouvernement Harper aime laisser faire les règles du marché, on est plutôt sceptique face à ses promesses de réglementation», dit-il.

Plus de concurrence en télécommunications?

Tel qu’annoncé dans le Discours du Trône, le gouvernement fédéral entend permettre aux entreprises étrangères d’investir dans le secteur canadien des télécommunications.

«Nous souhaitons que ça ouvre la voie à une plus grande concurrence, à un marché plus compétitif et à des prix plus bas», affirme Michel Arnold.

«Si les mêmes joueurs restent sur le marché, ça risque de ne pas changer grand-chose, croit pour sa part Charles Tanguay. Il faudrait que ça permette à d’autres fournisseurs d’entrer sur le marché tout en gardant des balises réglementaires pour protéger les consommateurs. Les télécommunications convergent de plus en plus avec le monde culturel. L’investissement étranger dans les réseaux canadiens pourrait signifier un envahissement culturel.»

Aide aux familles monoparentales

Louis-Olivier Lavoie, comptable agréé pour la firme Ernst & Young, voit peu de nouvelles annonces pour les contribuables dans le budget fédéral. Il souligne toutefois une modification fiscale apportée à la Prestation universelle pour la garde d’enfants (PUGE), qui permet aux familles de toucher 100 $ par mois pour chaque enfant de moins de 6 ans.

Dans le cas des familles biparentales, le montant de la PUGE est affecté au salaire du parent qui gagne le salaire le plus bas. Auparavant, une personne seule devait l’ajouter à son salaire. Dès l’année d’imposition 2010, elle pourra l’appliquer aux revenus d’un enfant à charge (qui sont la plupart du temps nuls) et ainsi épargner jusqu’à 168 $ par année.

Les faits saillants

  • Déficit de 54 milliards. Retour vers l’équilibre budgétaire prévu dans cinq ans grâce à des coupures dans les dépenses et à la reprise économique. Le déficit projeté pour 2014-2015 s’élève à 1,8 milliard. Aucune hausse d’impôts n’est prévue.

  • Dépenses de 19,2 milliards cette année dans le cadre du Plan d’action économique du Canada, incluant 3,2 milliards en allègements de l’impôt sur le revenu des particuliers, plus de 4 milliards dans la formation des travailleurs et l’assurance-emploi, 7,7 milliards aux infrastructures, 1,9 milliard à l’industrie du savoir et de la recherche ainsi que 2,2 milliards en subventions aux industries en difficulté.

Novoclimat pour tous, c’est pour 2011 | 05 mars 2010

Par Stéphan Dussault

Après une tentative ratée en 2008, Québec promet d’accoucher au plus tard en janvier 2011 de nouvelles normes d’isolation pour les résidences.

Photo : iStockphoto

Des murs mieux isolés, des fenêtres de meilleure qualité, un plancher de sous-sol plus chaud, un plus grand apport d’air frais: tout ça pourrait être obligatoire pour les maisons neuves bâties dès l’an prochain.

Règles bordéliques

Dans l’industrie, tous s’entendent pour dire qu’il règne actuellement une grande confusion, pour ne pas dire un joyeux bordel, en matière de réglementation sur la construction de maisons neuves. Au point où les entrepreneurs doivent changer leurs pratiques d’une ville à l’autre.

«Au mieux, on travaille avec des normes vieilles de 15 ans. Il y a place à amélioration», résume poliment Luce Asselin, présidente de l’Agence de l’efficacité énergétique (AEE) de Québec.

Il revient actuellement aux municipalités de décider de leurs normes de construction. La ville de Thetford Mines utilise un code de construction établi en 1985, Valleyfield se fie sur celui édicté en 1990, Mont Saint-Hilaire a modernisé ses pratiques en utilisant le code de 1995, tout comme Baie-Comeau, qui l’a toutefois modifié pour le rendre moins contraignant.

À plusieurs endroits, comme dans la ville fusionnée de Saint-Romuald, on n’a adopté aucun code. Résultat: dans cet arrondissement de Lévis, on peut bâtir des maisons bien étanches, mais sans aucune ventilation. L’air vicié ainsi emprisonné peut rapidement générer des problèmes de santé. Dans d’autres cas, les vieilles pratiques ne prévoient pas de protéger le sous-sol contre les infiltrations de gaz, comme le radon.

La seule façon jusqu’ici d’obtenir l’assurance d’une certaine qualité consiste à choisir un entrepreneur accrédité pour bâtir des maisons selon les normes du programme Novoclimat, géré par l’AEE. En plus de devoir respecter une série de normes générant une baisse de consommation d’énergie de 25 % comparativement à la moyenne des constructions neuves, le programme impose la visite d’un inspecteur indépendant pour s’assurer que les choses ont été bien faites.

Novoclimat pour tous, ou presque

Actuellement, environ 15 % des nouvelles maisons unifamiliales sont certifiées Novoclimat. Si tout se passe bien, la Régie du bâtiment du Québec (RBQ) espère accoucher d’ici quelques mois d’une norme québécoise unique pour toutes les maisons neuves.
«Nous sommes en train de l’écrire», dit Christine Grant, de la RBQ. La porte-parole nous met tout de suite en garde: la réglementation sera un peu moins contraignante que Novoclimat.

Le principal défi sera de s’assurer que les nouvelles règles soient respectées. Pour l’instant, il n’y a pas assez de professionnels indépendants qualifiés pour inspecter les quelques 45 000 unités construites chaque année au Québec. Rien n’est décidé, mais au lieu d’inspecter toutes les maisons comme avec Novoclimat, le futur programme en contrôlerait un échantillon. Les autres propriétaires devront engager eux-même leur expert pour s’assurer du respect des normes.

Il faudra aussi former rapidement les entrepreneurs aux nouvelles façons de faire. La RBQ devrait proposer une année de transition pour uniformiser les pratiques. En attendant, le futur propriétaire serait bien avisé de choisir un entrepreneur qui bâtit déjà des maisons Novoclimat.

Victoire historique

En début d’année, Protégez-Vous sortait sa boule de cristal et prévoyait que la maison serait plus verte. Mario Canuel, de l’AEE, nous disait l’an dernier se battre comme un diable dans l’eau bénite pour convaincre les acteurs de l’industrie et la Régie du bâtiment du bien-fondé d’une norme unique.

Si ce nouveau programme inspiré de Novoclimat se concrétise, ce sera une victoire historique, puisque les experts discutent depuis près de 20 ans d’harmoniser la réglementation!

Le couple Obama veut des enfants moins gros | 05 mars 2010

Par Nicolas Mesly

Le régime Obama pour enrayer l’épidémie d’obésité infantile aux États-Unis consiste à manger sainement à peu de frais. La recette n’est pourtant pas si simple.

Photo : iStockphoto

Washington - Le tiers des enfants américains sont obèses et la première dame des États-Unis, Michelle Obama, vient de lancer, en février 2010, sa campagne «Let’s Move». Objecfif : mobiliser parents, médecins, directeurs d’école et leaders de communautés pour enrayer le fléau de l’obésité infantile… en une génération.

Comment? Grâce à la promotion et à l’accès à une alimentation saine et peu dispendieuse.  Le coût engendré par les maladies liées à l’obésité telles que le diabète, les maladies cardiaques et le cancer s’élève à plus de 147 milliards US $ par année.

Au moment où la réforme de la santé végète au Congrès américain, le président Barack Obama met aussi son grain de sel dans l’engagement de son épouse en créant ce mois-ci un Comité spécial bipartisan sur la lutte contre l’obésité infantile doté d’un budget de 350 millions US $.

Programmes inefficaces

Si le manque d’exercice physique, les heures passées devant la télé et l’excès de junk food sont facilement pointés du doigt pour expliquer cette maladie endémique au pays de l’abondance, «la très grande majorité des programmes de prévention de l’obésité chez les enfants ne fonctionnent pas. Et nous ne comprenons pas pourquoi», explique le professeur de pédiatrie et expert en comportement alimentaire Tom Baranowski, du Baylor College of Medecine au Texas.

«Les enfants provenant de foyers où l’insécurité alimentaire est élevée sont moins portés à faire du surpoids. Tandis que les enfants qui proviennent d’un foyer où la sécurité alimentaire est élevée vont manger de la crème glacée en quantité pour diminuer leur stress. Nous sommes loin de tout comprendre des mécanismes psychologiques liés à l’alimentation», explique Elta Saltos, chef du programme d’alimentation humaine et de programmes concurrentiels au tout nouvel Institut national de l’alimentation et de l’agriculture (NIFA).

Créé en octobre 2009, l’établissement vise entre autres à promouvoir la recherche en nutrition et en santé. Il dispose d’un budget de 25 millions $ US à cet effet pour financer des recherches échelonnées sur cinq à 10 ans.

Le directeur exécutif du NIFA, Rajen Anand, croit pour sa part que les Américains vont devoir changer radicalement de culture pour vaincre l’obésité en changeant l’alimentation dans les écoles, en construisant plus de trottoirs dans les villes et des marchés de fruits et légumes frais à portée des consommateurs.

Outre les institutions, quelque 200 entreprises privées accompagnent les Obama dans leur lutte contre l’obésité infantile, dont le YMCA et General Electric. Cette dernière entend commercialiser au printemps prochain un four à micro-ondes capable de donner le temps de cuisson des aliments et leur valeur calorifique. Mais il faudra certainement plus qu’un gadget pour enrayer ce fléau de l’obésité infantile.

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