
Vous souvenez-vous des photos agrandies d’un vilain acarien accompagnées d’un texte disant que votre matelas en était infesté?
Les entreprises de traitement de gazon semblent s’inspirer de la technique pour les tout aussi impressionnants vers blancs.
En avril, l’entreprise M. Gazon avait planté cette affiche sur des dizaines de terrains résidentiels de Repentigny.
«Des villes comme Repentigny ou Lorraine ont effectivement un sérieux problème de vers blancs, confirme la biologiste Édith Smeesters. Sauf qu’on s’y prend parfois très mal pour en venir à bout, car on applique le mauvais produit au mauvais moment.»
Le problème
Les vers blancs sont en fait des larves de hanneton. En juillet, les œufs sont pondus dans le gazon, les larves naissent après quelques semaines et elles y demeurent durant tout l’hiver.
Au printemps, la larve se nourrit des racines et le jeune adulte quitte la pelouse en mai. En trop grand nombre, les larves peuvent tuer le gazon. Sans compter que, au printemps, les ratons laveurs et les mouffettes peuvent détruire la pelouse en y farfouillant pour se délecter.
Le produit
M. Gazon, comme bien d’autres, a suggéré à un client potentiel d’épandre de l’imidaclopride, un pesticide mieux connu sous la marque de commerce Merit. Prix pour une application: 85 $.
Il s’agit d’une solution à court terme seulement, car les pesticides tuent aussi les prédateurs naturels du ver blanc, dont les fourmis.
Un traitement aux nématodes (des vers parasites de la larve du hanneton qu’on trouve dans les centres de jardinage) est un choix plus judicieux. Une meilleure arme à long terme consiste en un gazon dense qui pourra ainsi mieux se défendre.
Le moment
M. Gazon suggérait d’épandre le Merit en juin. Selon Édith Smeesters, c’est loin d’être un moment optimal, puisque le ver a déjà quitté le gazon et qu’il n’a pas toujours commencé à pondre ses œufs.
Selon la spécialiste, le meilleur moment pour traiter ce problème est à la fin d’août, soit quelques semaines après la ponte.