«Ça se paie tout seul!»
Le mois dernier, nous nous sommes rendus au Salon chalets et maisons de campagne, au Stade olympique de Montréal.
Pour un journaliste, parler aux chefs d'entreprises et discuter avec des experts est une chose. Mais pour avoir le pouls du marché, il rien ne vaut la véritable expérience de consommation.
Au kiosque d'un vendeur de thermopompes, la discussion démarre bien. Le représentant explique par exemple que la thermopompe est un système efficace qui permet de climatiser sa maison l'été et de la chauffer en partie l'hiver.
On parle de prix, puis d'efficacité, et c'est là que la machine déraille: «Tu peux facilement économiser 50 % sur tes coûts de chauffage, nous assure-t-on. Ça fait que ta thermopompe se paie en cinq ans.»
Demandez l'avis d'un expert et il vous répondra que les économies varient de 15 à 40 % selon une foule de facteurs (voyez notre chapitre «Non, ça ne se paie pas tout seul!» un peu plus loin). Mais quand un client potentiel apprend qu'améliorer son confort lui coûtera au bas mot 6000 $, le vendeur s'empresse de lui resservir le sempiternel «ça se paie tout seul» pour tenter de conclure la vente.
«Les vendeurs de thermopompes utilisent souvent un savant mélange de bonnes et de mauvaises informations», résume Réal Coallier, de l'Office de la protection du consommateur.
En 2008, l'organisme a reçu des centaines de plaintes de clients déçus de leur thermopompe ou de son vendeur. Comme dans le bon vieux temps.