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Un toit blanc pour être plus vert

Par Stéphan Dussault

Mise en ligne : 01 septembre 2010

En octobre, l’arrondissement montréalais Rosemont–La Petite-Patrie devrait être le premier endroit au Québec à interdire les toits noirs.

Photo: iStockphoto

Dans un quartier aussi peuplé que Rosemont, où vivent environ 135 000 personnes dans 16 km2, toute mesure visant à réduire la chaleur est la bienvenue. Car ici, le bitume est roi.

Et son règne se fait pleinement sentir les jours de canicule. Alors s’il est difficile de s’attaquer au bitume des rues, attaquons-nous au bitume des toits !

C’est ainsi qu’a émergé l’idée d’obliger toute nouvelle construction ou toute nouvelle rénovation à intégrer un toit blanc. Les élus prévoient soumettre ce règlement au vote lors de l’assemblée du conseil d’arrondissement du 4 octobre prochain.

« Tout le monde parle de toit blanc, mais le règlement proposera plutôt un taux maximum d’absorption des rayons lumineux, précise François Croteau, le maire de l’arrondissement. Ça peut se faire avec un toit blanc, mais aussi avec un toit en tôle. »

À première vue, le problème est simple : le noir des toitures absorbe presque tous les rayons, ce qui emmagasine la chaleur dans les maisons. Le toit blanc, lui, réfléchit la majorité de ces rayons, ce qui peut abaisser de plusieurs degrés la température d’une résidence, surtout celles dont le vide sous toit est mal isolé. « Vu la durée de vie des toits, on espère que d’ici une quinzaine d’années on aura éliminé les toits noirs du quartier » ajoute François Croteau.

Certains spécialistes croient que cette mesure permettra alors de faire diminuer d’au moins 2 °C la température du quartier, une estimation « réaliste », estime Guy Lalonde, architecte et directeur technique à l’Association des maîtres couvreurs du Québec (AMCQ).

« C’est une excellente initiative, qui devrait être répétée dans d’autres régions qui ont d’importants îlots de chaleur, dit Emmanuel Cosgrove, évaluateur de maisons LEED et fondateur d’Écohabitation. Mais les villes doivent aussi prêcher par l’exemple en diminuant le béton, l’asphalte et la brique au lieu de simplement demander aux propriétaires résidentiels de faire leur part. »

Trop beau ?


A priori, cette obligation réglementaire ne modifiera pas énormément les pratiques des couvreurs. Il sera toujours possible de poser la traditionnelle toiture de bitume liquide, à la différence que la roche épandue sur le bitume chaud devra être blanche.

Quant aux toitures faites de membranes élastomères, des fabricants l’offrent déjà en blanc moyennant un supplément. Dans certains cas, la facture pourra augmenter de 10 %, prévient-on. Mais les économies d’énergie des utilisateurs de climatiseurs et le confort accru de ceux qui n’en ont pas pourraient compenser ce surcoût.

Guy Lalonde salut l’initiative de Rosemont, mais ajoute que d’autres études seraient tout de même nécessaires avant de trancher que le blanc est le meilleur choix de couleur de toit pour les résidents. « En automne et au printemps, le toit noir chauffe une maison qui en a besoin. Peut-être qu’un ton de gris serait plus indiqué. Et dans certains cas, il vaudrait mieux d’isoler d’abord l’entretoit avant de songer au toit blanc. »

Mais surtout, il ne faut pas faire du toit blanc le seul critère. Car il y aura toujours de bons produits posés par de mauvais installateurs. Et il ne faut pas uniquement se fier à la licence de la Régie du bâtiment du Québec affichée par l’entrepreneur. Celle-ci certifie davantage ses qualités de gestionnaire que d’installateur.

Le mieux est d’en inviter quelques-uns chez soi pour « se faire une meilleure tête », de s’assurer qu’ils détiennent une assurance responsabilité et de leur demander des références de clients satisfaits pour des projets similaires au vôtre

Deux images montrant les principaux îlots de chaleur (en rouge). En raison de la très grande concentration de bitume, d’asphalte et de béton, une ville comme Montréal (carte de gauche) profiterait bien davantage des effets des toits blancs qu’une autre comme Sherbrooke (carte de droite).

Source: Institut national de santé publique du Québec

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  • 24 janv. 2012
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    Participation de Diane Poupart

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    Par Diane Poupart
    (Participant occasionnel)

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    On a installé un toit blanc chez moi...espèce de grande menbrane blanche après trois mois ça recommnence à couler ils sont revenu ...Ça vient de recommencer à couler après deux ans au même endroit au temps où il y avait encore le toit noir de goudron...l'installateur me dit qu'il arrive "souvent" que la condensation se ramasse sous la membrane et que ça fasse une grosse bulle qui coule...Supposé d'être meilleur qu'un toit de goudron...pas fort

  • 5 sept. 2010
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    Participation de Denis Lavoie

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    Par Denis Lavoie
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    Certains commentaires ne me semblent étayés par aucune information pertinente. Je ne pense pas que les institutions suivantes seraient d'accord avec le qualificatif d' "attrape nigaud" pour les toits blancs:
    École polytechnique: http://www.polymtl.ca/infochantiers/lassonde/batimentvert/site_durable/toitureverte.php
    Cegep de Rosemont: http://www.crosemont.qc.ca/accueil
    Agence américaine EPA : http://www1.eere.energy.gov/buildings/pdfs/cool_roof_fact_sheet.pdf

  • 3 sept. 2010
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    Participation de Robert Bourgault

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    Par Robert Bourgault
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    Y-a-t-il des études comparatives fait au Québec et particulièrement à Montréal? Cette baisse de 2 degrée est-elle sur une base annuelle?
    En lisant des commentaires il semble que le gris est meilleur! Cela reflète bien notre attitude générale ni blanc ni noir! Arrêtons-nous nous de nous emballer à toutes nouvelles idées. Il y a des problèmes beaucoup plus sérieux à nous occuper et l'impact de la solution sera immédiate sur le bien-être de la population. Concentrons nous sur un problème à la fois et trouvons une solution - je suggère la gestion des matières résiduelles aucune solution réelle et uniforme n'existe pour le territoire de Montréal. Après nous attaquerons un autre problème.

  • 3 sept. 2010
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    Participation de Lorraine Archambault

    Commentaires publiés : 2

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    Par Lorraine Archambault
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    Moi ma question est: est-ce que cette mesure s'applique seulement aux toits plats ou aussi aux toits en pente?

  • 2 sept. 2010
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    Participation de Denis Lavoie

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    Par Denis Lavoie
    (Participant occasionnel)

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    Personnellement,je crois dans l'utilité des toits blancs. J'ai fait mettre de la pierre blanche sur le toit de ma demeure il y a de cela 4 ou 5 ans malgré le coût supplémentaire et la difficulté à trouver les matériaux. Il faudrait aussi évaluer les types de matériaux disponibles sur le marché et renseigner la population.
    Un toit blanc permettrait de refroidir la ville qui est très chaude en été. La durée de vie du toit serait également augmentée. Quant à l'apport en chaleur l'hiver, je crois qu'il est plus efficace de bien isoler et de bien ventiler son entretoit. De plus, les toits sont souvent enneigés et le soleil n'est pas toujours présent. L'apport en chaleur d'un toit noir est fortement discutable. Si on veut chauffer sa maison au solaire, il faut penser au chauffage passif mais cela se fait dès la conception de la maison.
    Je pense que les études sérieuses qui ont été faites sur le sujet devraient être publicisées pour expliquer et prouver leur utilité et éviter les fausses impressions.

  • 2 sept. 2010
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    Participation de PASCAL TREMBLAY

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    Par PASCAL TREMBLAY
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    Je comprends bien qu'il a fait chaud cet été, mais qu'en est-il des avantages que procurent les toîts noirs l'hiver ?

    • 2 sept. 2010
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      Participation de ken barslow

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      Par ken barslow
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      L'hiver, les toits noirs sont recouverts de neige blanche... À moins qu'ils ne soient pas isolés.

    • 3 sept. 2010
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      Participation de STEPHAN DUSSAULT

      Commentaires publiés : 26

      Discussions publiées : 12

      Par STEPHAN DUSSAULT
      (Protégez-Vous)

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      En fait, l'avantage des toits plus foncés se fait sentir à l'automne et au printemps, moments où la neige a fondu, mais que les maisons ont toujours besoin de chauffage. C'est pour cette raison que certains professionnels préférerent un toit dans les tons de gris, qui serait à leurs yeux un juste équilibre, c'est à dire qu'il réfléchirait en partie la chaleur l'été et l'absorberait en partie à l'automne et au printemps. Mais une chose semble acquise aux yeux des experts à qui j'ai parlé dans le cadre de ce reportage: dans les zones où règnent l'asphalte et le béton, le toit blanc est préférable au toit noir.

    • 4 sept. 2010
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      Participation de JEAN-YVES SEGUIN

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      Par JEAN-YVES SEGUIN
      (Participant occasionnel)

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      Bon, on en est rendu aux toits gris. allons un petit effort et on comprendra que les toits noirs sont mieux indiqués dans les pays nordiques comme le notre. Pas de panique, l'été exeptionnel que l'on a connu est terminé. Malheureusement pour les "experts" et cetain "professionnels" (qui sont ils ?) que vous sités, nous ne sommes pas encore des acheteurs à tout crin de nouveaux gadgets supposément écologiques et très dispendieux. La neige sur mon toit est fondu deux jours au max après une tempête non pas parce qu'il est mal isolé, mais le vent et le soleil,(et le fait qu'il soit noir), font la job, sauf sur le toit du stade olympique qui est pourtant blanc !!! Je croyais que "Protégez-vous" devait justement nous protéger de ces nouvelles modes attrape nigaud.

  • 2 sept. 2010
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    Participation de JEAN-YVES SEGUIN

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    Par JEAN-YVES SEGUIN
    (Participant occasionnel)

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    C'est bien beau des toits blancs, sauf que je ne comprend pas pourquoi on nous sort cette idée farfelue. Étant donné qu'il n'y a environ que deux semaines de canicule tout les cinq ans et, par contre six mois de froid et d'hiver chaque année, je ne vois vraiment pas ou est l'économie d'énergie. D'autant plus qu'au centre ville,ou j'habite, un toit blanc ne le restera pas très longtemps.
    J'habite un troisième étage et nous sommes très contents l'automne et l'hiver d'avoir la chaleur du soleil sur le toit ce qui nous fait économiser, durant tout ce temps, beaucoup sur le chauffage. L'été, nous utilisons deux climatiseurs,si besoin, dans les chambres à coucher et le coût de leur utilisation ne dépasse jamais 30$ pour trois mois.

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