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L’industrie des technologies de l’information et de la communication a du pain sur la planche pour réduire son empreinte écologique.
En effet, selon le cabinet d’études Gartner, elle serait responsable de 2 % des émissions mondiales de CO2, soit autant que l’aviation!
Et chaque année, de 20 à 50 millions de tonnes d’ordinateurs, de téléphones portables, de consoles ou de téléviseurs bourrés de matières toxiques (plomb, cadmium, béryllium, chrome, mercure, retardateurs de flamme) s’accumulent dans les sites d’enfouissement – dont environ 40 000 tonnes pour le Québec à lui seul.
Mais dans le contexte actuel de crise énergétique et de concurrence exacerbée, les fabricants ont bien compris que le «virage vert» était une stratégie payante en matière d’image et de ventes.
Ainsi, Samsung a mis au point un téléphone cellulaire fabriqué à partir de bouteilles en plastique recyclées et rechargeable à la lumière. De son côté, Sony s’apprête à lancer des téléviseurs qui s’éteignent automatiquement lorsque personne n’est devant l’écran et qui se mettent en veille sans consommer d’énergie. Quant à Apple, il affirme être «en passe d’éliminer toute substance chimique toxique de ses produits».
Peut-on pour autant parler d’«électronique durable»? Dans une récente enquête portant sur 50 nouveautés de 15 grandes marques, Greenpeace note des progrès par rapport à l’an dernier.
Cela dit, l’organisation écologiste souligne que, même si l’industrie «va dans la bonne direction», aucun appareil ne peut être aujourd’hui qualifié de «vraiment vert».
Voici quelques critères pour vous aider à faire le meilleur (ou le moins mauvais...) choix possible:
- l’utilisation de matériaux respectueux de l’environnement;
- la consommation d’électricité;
- la durée d’utilisation;
- l’existence d’un programme de recyclage.
Pour en savoir plus:
The results of the Green Electronics Survey 2008 (en anglais)