Spectaculaire, mais nécessaire?
Photo: RMS
Vaut-il la peine de payer 500 $ pour un test
de thermographie avant d’acheter une maison?
Dans un Salon de l’habitation, la
photo accroche l’oeil. Un cliché d’une
pièce d’une maison ressemblant à un
négatif, avec des sections bleues, jaunes,
vertes et rouges.
«La bande bleue
en haut du mur, ça montre un manque
d’isolant, qui s’est probablement
tassé au fil des ans», explique la thermographe
Marie-Andrée Pichette. On
apprend ça sans même toucher au
mur.
«Voir l’invisible», «faire parler les
murs», «un vrai détective», c’est le cas
de le dire, les images ne manquent pas
quand il est question de thermographie.
Au départ réservée aux secteurs
médical et militaire, puis aux usines,
la thermographie infrarouge est de
plus en plus utilisée dans les résidences.
Ces images épatantes sont produites
à l’aide d’une caméra qui réussit
à détecter la température de chaque
recoin photographié. Comment? Par
un procédé qui réussit à transformer
les radiations ambiantes en images.
Un cadeau du ciel pour le bricoleur
écolo qui veut savoir avant d’ouvrir les
murs où sont les problèmes d’isolation
de sa vieille maison. Une aubaine parfois
aussi pour le propriétaire qui cherche
la source d’une infiltration d’eau.
«Voir» l’eau à travers les murs? Eh
oui! Parce que la température d’une
surface humide est généralement différente
de celle d’une surface sèche.
L’appareil s’attaque aussi à l’extérieur
de la maison, particulièrement aux
problèmes d’isolation des murs et aux
infiltrations dans la toiture.