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Sans garantie, mais pas sans protection

Par Stéphan Dussault

Mise en ligne : février 2011

 | 

Magazine : mars 2011

Photo: iStockphoto

La maison vous intéresse, sauf que sur l’offre il est mentionné qu’elle est vendue «sans garantie légale et aux risques et périls des acheteurs». Or, contrairement à ce que peut sous-entendre cette formulation, vous n’êtes pas sans protection.

Acheter «sans garantie légale» signifie que vous renoncez à vos recours si vous découvrez un vice caché après l’achat. Le vendeur agit ainsi pour ne pas être tenu responsable de problèmes. Parfois, c’est parce qu’il ne connaît pas la maison, puisqu’il n’y réside pas. Cette mention est donc fréquente dans les cas de succession. Dans d’autres cas, la maison est vendue sans garantie légale tout simplement parce qu’elle est en très mauvais état.

Conséquence: si une infiltration d’eau invisible au moment de l’achat vous impose de faire poser un coûteux drain français et de décontaminer l’intérieur des murs du sous-sol, vous n’aurez plus de recours contre le vendeur. Par contre, ce vendeur doit quand même vous dire tout ce qu’il sait de la maison. S’il était au courant du problème et qu’il ne vous l’a pas dit, vous avez toujours un recours contre lui. Dans ce cas, on parle d’un dol, une expression juridique qui signifie une manœuvre frauduleuse. À vous de démontrer que le vendeur était au courant. Pour vous aider, il est très fortement suggéré d’engager un professionnel pour inspecter la maison avant l’achat. S’il est compétent, il posera toutes les questions utiles et consignera tout dans un rapport qui vous aidera à démontrer que l’ancien propriétaire a mal agi au moment de la vente.

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Commentaires du plus récent au plus ancien

  • 28 févr. 2011
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    Participation de Olivier Quirion

    Commentaires publiés : 31

    Discussions publiées : Non disponible

    Par Olivier Quirion
    (Super participant)

    Commentaire pertinent Je trouve ce commentaire pertinent 20 )

    bonne chance il est quasiment impossible de prouver quun le vendeur était au courant d'un vice qui serait non apparent lors d'inspection, et a un moment donné un vendeur vend sans garanti légal pour avoir la paix une fois pour toute et baisse considérablement le prix de vente, cest a lacheteur de bien inspecté la maison point final!!!

    • 16 mars 2011
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      Participation de Michel Morneau

      Commentaires publiés : 1

      Discussions publiées : Non disponible

      Par Michel Morneau
      (Participant occasionnel)

      Commentaire pertinent Je trouve ce commentaire pertinent 11 )

      Il n'est pas nécéssaire de prouver que le vendeur était au courant du vice, il faut seulement prouver que le vice était caché.
      Par ailleurs même si le prix est abaissé, ca ne dispense pas le vendeur de dénoncer à l'acheteur tout ce qu’il sait de la maison. On est dans un état de droit et ce sont les règles qui s'appliquent à toutes les transactions immobilières.

    • 1 août 2011
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      Participation de NATHALIE CHARLAND

      Commentaires publiés : 1

      Discussions publiées : Non disponible

      Par NATHALIE CHARLAND
      (Participant occasionnel)

      Commentaire pertinent Je trouve ce commentaire pertinent 1 )
      Il n'est pas nécéssaire de prouver que le vendeur était au courant du vice, il faut seulement prouver que le vice était caché. Par ailleurs même si le prix est abaissé, ca ne dispense pas le vendeur de dénoncer à l'acheteur tout ce qu’il sait de la maison. On est dans un état de droit et ce sont les [...]
      Écrit par Michel Morneau

      Pas tout-à-fait exact. Le fait qu'un vice soit caché, et le fait que le vendeur ait été au courant sont deux choses disctinctes. Dans le cas d'une vente sans garantie légale, on n'a de recours que si l'on peut prouver que le vendeur a délibérément caché un problème dont il connaissait l'existence. Si un vice caché est découvert, mais que le vendeur ne le connaissait pas, ou qu'il est impossible de démontrer hors de tout doute qu'il le connaissait, pas de recours en cas d'absence de garantie légale.

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