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À la base, ce que les fabricants vous disent, c’est qu’isoler une maison est en soi un bon geste pour l’environnement. Soit. Mais «ces produits sont loin d’être égaux d’un point de vue écologique», dit Emmanuel Cosgrove, fondateur d’Écohabitation, dont l’un des mandats est d’analyser les propriétés vertes des matériaux. «Prenez le polystyrène extrudé. Oui, il est 100 % recyclable, mais il n’est à peu près jamais recyclé.
Et il contient des produits chimiques que d’autres matériaux n’ont pas.» Cet isolant rose rigide renferme effectivement des hydrochlorofluorocarbures (HCFC), un gaz nocif pour la couche d’ozone. Plusieurs pays demandent d’ailleurs le retrait progressif des HCFC.
Évaluer le caractère écologique d’un produit n’est pas chose simple. Il faut en connaître la composition et la méthode de fabrication, savoir combien de kilomètres il a parcouru avant d’arriver à la quincaillerie, déterminer son impact sur la santé, sa possibilité de recyclage, etc.
Pour compliquer le tout, ajoutez que le bien le plus vert est souvent celui… qu’on n’a pas produit! C’est là que le recyclage prend tout son sens. Et c’est ainsi qu’un produit nocif pour l’environnement peut devenir un produit écologique. Par exemple, le polychlorure de vinyle qui compose le cadre d’une fenêtre est fait de pétrole et de chlore. Lorsque sa réutilisation ajoute 20 ans à sa durée de vie utile, il s’agit pourtant d’un bon choix.
Bref, départager le greenwashing du produit véritablement vert n’est pas une mince affaire. Voici quelques pistes.